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L’humeur de Vanessa Lhuillier – Les mères toujours plus exclues du marché du travail

Dans tous les magazines féminins ou sur les comptes Insta, vous trouverez des injonctions à la performance et des trucs et astuces pour arriver à gérer en même temps votre vie professionnelle pour être une winneuse et votre vie privée dans laquelle vous devez être une supermaman, une bonne épouse en n’oubliant pas d’être une amante et de mettre du fun dans votre vie. Bref, vous êtes déjà une superwoman, ça, nous le savons toutes, mais vous devez encore en faire plus. Pour cela, il y a un prérequis de base : il faut avoir un emploi. Et c’est là que la situation se complique. Selon une nouvelle étude d’Actiris, les Bruxelloises avec enfants, qu’elles soient en couple ou seules, ont moins de chance de décrocher un emploi que les autres. Et je peux vous garantir que ce n’est pas parce qu’elles ne postulent pas, se disant qu’il est plus confortable de rester à la maison à s’occuper des enfants. D’ailleurs, demandez aux jeunes parents. Certains n’hésitent pas à dire que c’est au travail qu’ils se reposent. Une mère, en couple et au chômage, a un taux de sortie vers l’emploi de 35% contre 55% pour une femme sans enfant.   

Si les Bruxelloises ne trouvent pas un emploi, c’est notamment à cause des préjugés de certains employeurs qui se disent toujours que la femme va être moins investie, plus souvent absente si les enfants sont malades, qu’elle risque à nouveau de tomber enceinte. Bref, elle est moins fiable. Donc entre un homme et une femme, le premier a déjà plus de chances d’être pris, sauf peut-être pour un poste dans une crèche, mais entre une femme avec et sans enfant, c’est la nullipare qui sera choisie. Et il y a une autre raison pour laquelle une mère rencontre plus de difficultés à retourner sur le marché de l’emploi : les solutions pour la garde des enfants. Bruxelles manque d’environ 7.000 à 10.000 places de crèches et pour les plus grands, il faut nécessairement trouver un emploi avec des horaires compatibles avec ceux de la garderie si la famille n’est pas disponible. Parfois, la perte de certaines aides ou tout simplement le prix de la crèche sont plus élevés que le gain en salaire de l’épouse en travaillant.

Et après, on va encore dire aux femmes qu’elles n’ont qu’à s’adapter pour avoir une meilleure retraite. Mais avant cela, il serait peut-être utile de créer des structures adaptées à la vie professionnelle et familiale. Quant au changement de mentalité, là par contre, le boulot ne manque pas.

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