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Syndicats et employeurs du secteur des titres-services trouvent un projet d’accord

Après des mois de négociations et plusieurs actions syndicales, les syndicats et les employeurs du secteur des titresservices sont parvenus lundi soir à un protocole d’accord social, a annoncé le front commun syndical CSC, FGTB et CGSLB. L’information a été confirmée par la fédération patronale Federgon.

Le projet d’accord comprend notamment une augmentation des salaires bruts de 0,8% à partir du 1er janvier 2020, un chèque cadeau de 20 euros, une indemnité de 10% en plus du salaire brut pour les heures de repassage à domicile, “une série de mesures qualitatives qui visent à améliorer la faisabilité, la mobilité, mais aussi une charte contre les comportements inappropriés” ainsi qu’une extension des primes incitatives au congé parental et congé pour aidants proches.

Les syndicats, qui revendiquaient une augmentation des salaires bruts de 1,1%, comme prévu dans l’accord interprofessionnel (AIP), réuniront leurs déléguées dans les prochains jours pour leur soumettre le contenu du texte. “Pendant des mois, les aide-ménagères des titresservices sont descendues dans les rues, ont mené des actions ponctuelles pour faire entendre leur revendication: une augmentation salariale décente. Avec 11,50 euros brut de l’heure, les 145.000 travailleuses que compte le secteur sont parmi les salaires les plus faibles du pays”, rappelle le front commun syndical dans un communiqué. “Les aides-ménagères se sont battues bec et ongles contre cette injustice et leur mobilisation a porté ses fruits. Elles ont été entendues ce lundi matin”, se réjouissent encore les syndicats.

“Nous sommes très contents d’avoir pu finalement aboutir à un projet d’accord après des mois de négociations difficiles”, a pour sa part réagi le directeur général de Federgon, Herwig Muyldermans. “Les aides-ménagères méritent cette augmentation salariale. Le travail qu’elles abattent chaque jour pour plus d’un million de clients exige notre plus grand respect.” Pour Federgon, les employeurs, par respect, sont allés loin dans leurs concessions. Mais l’organisation patronale réitère au passage son appel en direction des autorités. “(…) sans soutien additionnel des pouvoirs publics, la majorité des entreprises de titresservices vont éprouver des difficultés. Quand on sait qu’il y aura sans doute une nouvelle indexation en mai, qui sera en partie supportée par l’employeur, il est nécessaire d’agir à court terme”, avertit Herwig Muyldermans.

Belga – Photo: Belga

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04 février 2020 - 09h20
Modifié le 04 février 2020 - 09h20