Saint-Josse remettra un avis positif sur le plan Good Move, malgré quelques réserves

La commune de Saint-Josse-Ten-Noode remettra un avis favorable assorti de nombreuses demandes et remarques à propos du plan régional de mobilité Good Move censé fixer les orientations des prochaines années en matière de déplacements dans la capitale. Le document préparé par le collège échevinal, qui doit encore être approuvé par le conseil communal, est attendu la semaine prochaine, a indiqué à l’agence Belga, le bourgmestre de la commune Emir Kir (PS).

Globalement, Saint-Josse juge positives les approches en matière de mobilité douce et de sécurité routière. Elle exprime des réserves sur la généralisation annoncée de la zone 30, lui préférant un développement progressif, à l’aide d’aménagements physiques (dos d’âne, coussin berlinois, …) pour casser la vitesse excessive de certains.

“Nous demandons une exemption de la limite de 30 km/heure sur les voiries à grand gabarit ainsi qu’une étude d’incidences de la mesure sur les voiries locales. Nous sollicitons aussi des moyens supplémentaires pour améliorer la qualité de l’air dans la mesure où les voitures pollueront plus dans la zone 30”, a ajouté le bourgmestre.

Le territoire de la commune étant celui de la Région où le nombre de places par habitant est le plus faible en voirie (14 pour 100 habitants contre 20 en moyenne à Bruxelles), Saint-Josse refuse la suppression de places en voirie. Elle partage par contre la volonté de rechercher des formules alternatives hors voirie.
La commune demande aussi que l’on assortisse la modernisation des parkings souterrains d’aménagement de places pour les équipements de mobilité douce.

Enfin, le collège souhaite une régulation accrue des acteurs privés de la micro-mobilité partagée. Elle propose de confier les clés de celle-ci à un opérateur public afin de garantir l’égalité d’accès à tous sur tout le territoire de la Région.

En ce qui concerne les aménagements sur son territoire, Saint-Josse s’oppose à la création d’une “magistrale piétonne” Rogier- Brabant-Liedts qui met selon elle en danger le réseau commercial de proximité et risque d’entrainer une gentrification du quartier.

Elle demande une véritable concertation avec les commerçants afin de prendre en compte leurs besoins en matière de mobilité et de stationnement.

Plus largement, il faut une réelle alternative inter-régionale de mobilité à la voiture, privilégier la sécurité à la sacro-sainte vitesse commerciale des transports publics, et veiller à ce que la STIB, De Lijn et les TEC harmonisent leurs billetteries, juge encore la commune de Saint-Josse.

Belga

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04 octobre 2019 - 11h02