7 Belges sur 10 estiment que l’âge de la pension à 67 ans n’est pas tenable, selon une étude

Trois quarts des Belges actifs trouvent l’âge de la retraite trop élevé et plus de la moitié estime qu’un allongement des carrières exige un travail adapté, intéressant et pas trop exigeant, ressort-il mardi d’une étude de Tempo-Team. Une rétrogradation vers une fonction et un salaire inférieurs n’est en revanche pas la solution envisagée à leurs yeux, malgré la nouvelle compensation prévue à cet effet par le fédéral par le biais des fins de carrière en douceur.

Afin de maintenir les gens plus longtemps et plus heureux au travail, la ministre de la Santé et des Affaires sociales Maggie De Block avait mis en place en début d’année la loi sur les fins de carrière en douceur. Cela permet aux employeurs de compenser la perte de salaire subie par les travailleurs qui acceptent un recul de leurs conditions.

D’après l’étude de l’agence d’intérim Tempo-Team, les travailleurs estiment avant tout que leur travail doit rester captivant jusqu’à la fin de leur carrière (89%). Si huit sur dix sont favorables à un rythme professionnel plus avantageux, avec des tâches allégées, plus de vacances et moins d’heures supplémentaires, ils ne veulent cependant pas de perte du point de vue salarial.

Seulement 4 travailleurs sur 10 peuvent ainsi envisager une fonction moins exigeante pour rester au travail plus longtemps. Mais 88% n’entendent malgré tout pas que leurs conditions salariales en pâtissent.

Des efforts supplémentaires s’avèrent dès lors nécessaires pour motiver les gens à travailler plus longtemps, selon Tempo-Team. Seul un quart des sondés acceptent en effet de poursuivre le travail jusque leur 65e anniversaire et 6% de poursuivre au-delà de ce cap. Et sept sur dix sont d’avis que l’âge de la pension à 67 ans n’est pas tenable.

En moyenne, les salariés belges aimeraient partir à la retraite à 59,8 ans. Les néerlandophones, les gens de plus de 50 ans et les travailleurs qui se sentent heureux dans leur emploi acceptent en général de rester actifs plus longtemps que la moyenne des francophones, des jeunes ou des collègues moins heureux.

Belga

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18 décembre 2018 - 15h42