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La Brasserie de l’Union cambriolé pour la cinquième fois en deux ans : “c’est devenu de trop”

La Brasserie de l’Union, établissement emblématique du parvis de Saint-Gilles, a à nouveau été cambriolée. Le patron des lieux évoque des vols à répétition et s’inquiète de la banalisation et de l’augmentation de ces incidents.

C’est sur ses réseaux sociaux que la Brasserie de l’Union a communiqué sur ce nouveau cambriolage. Financièrement, ce cambriolage n’est pas trop onéreux pour le gérant, mais pour lui, le problème est la répétition de ces événements : “Ce n’est pas que ça fait beaucoup d’argent, mais il y a de la casse. Je dois quand même faire venir quelqu’un pour sécuriser encore une fois le soupirail, et ça, ça va me coûter beaucoup plus.”

La Brasserie de l’Union a subi son cinquième vol en l’espace de deux ans. Le patron est installé dans la commune depuis 20 ans. Pour lui, la situation dans le quartier n’a fait que se dégrader au fil des années : “C’est devenu de trop. Je sais que la toxicomanie est une maladie, je sais qu’il y a beaucoup de gens qui sont pauvres et qui sont dans la misère, mais je me réserve quand même le droit de vivre sereinement et paisiblement. J’ai aussi le droit de bien vivre et de travailler correctement.”

Pour Bart Lemmens, gérant de la Brasserie de l’Union, Saint-Gilles ne réagit pas assez face à ce qu’il considère comme une dégradation de la situation au parvis de Saint-Gilles et dénonce un manque de réaction des autorités.

“C’est malheureusement monnaie courante dans toutes les villes”

Le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette, dit exprimer toute sa compassion à l’égard du patron de la brasserie. Depuis un an, la commune de Saint-Gilles dispose d’une prime à la sécurisation pour notamment soutenir les commerçants cambriolés dans la sécurisation de leur commerce.

“Pour réduire ce genre de phénomène, les mesures que la commune prend sont des mesures de prévention. Malheureusement, nous sommes confrontés à une montée de la pauvreté qui n’a guère de précédent. Et donc, effectivement, le vol de misère : les gens cherchent de petites activités pour survivre et cassent des vitres de commerçants pour voler des bouteilles et de la monnaie. C’est malheureusement monnaie courante dans toutes les villes, et Saint-Gilles n’échappe pas à la règle”, dit Jean Spinette.

Sur l’évolution du phénomène, le mayeur ne s’inscrit pas dans le constat de Bart Lemmens : “Monsieur Lemmens a la conviction depuis 30 ans que le parvis et la situation sur le parvis se dégradent. Il a pourtant participé aux différents travaux et aux rénovations de quartier pour voir que le quartier a fait l’objet d’une piétonnisation et d’une rénovation intégrale, et que depuis l’époque où il s’est installé, je pense que les terrasses connaissent un regain d’activité. Je pense que sa vision est malheureusement biaisée par la tristesse qui l’aveugle sur le progrès connu par le quartier.”

D’après les données de la zone de police Midi, le parvis comptait 113 cambriolages en 2023, 90 en 2024 et 51 en 2025.

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