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Crise à Bruxelles: le regard sévère des anciens politiques sur l’impasse actuelle

À Bruxelles, l’impasse politique s’enlise de plus en plus. En renonçant à sa mission de formation du gouvernement, Yvan Verougstraete alerte sur une crise qui menace l’existence même de la Région, pointant du doigt le blocage persistant des libéraux flamands et les rigidités d’un système institutionnel à bout de souffle. Décryptage de la situation avec deux ténors de la politique bruxelloise, bien habitués des négociations.

Ils cumulent à eux deux 25 ans de poste de ministre. D’un côté, Evelyne Huytebroeck, ministre de l’Environnement en région puis de 2004 à 2014, co-présidente d’Ecolo… De l’autre, Guy Vanhengel, membre de l’Open VLD (Anders), ministre bruxellois du budget de 2004 à 2009 puis de 2011 à 2019 , entre les deux, ministre au gouvernement fédéral, mais aussi parlementaire.

Tous les deux regrettent le blocage actuel et pointent du doigt les méthodes utilisées: “Je crois que la nouvelle génération oublie les règles institutionnelles dans lesquelles ont doit jouer. Première règle: les deux parties formatrices du gouvernement, à savoir la partie néerlandophone et la francophone, doivent former indépendamment l’une de l’autre leur propre majorité sans interférence. Evelyne en est témoin, les majorités néerlandophones, qui sont en principe les plus faciles à former puisqu’on est peu nombreux, étaient toujours formées par le passé endéans la semaine suivant les élections. Maintenant, on laisse intervenir l’autre partie et on intervient dans les deux sens“, déplore Guy Vanhengel.

Dès lors, comment sortir cette impasse? Pour Evelyne Huytebroeck, plusieurs pistes sont possibles: “Monsieur Verougstraete a jeté le gant. Il faudrait savoir s’il le reprend la semaine prochaine? Ce n’est pas exclu. Est-ce qu’il ne faudrait pas mettre tous les partis autour de la table excepté l’extrême droite et discuter sans exclusives? C’est peut-être l’une des pistes.”

Chronologie d’un blocage en plusieurs étapes

Première tentative : David Leisterh… qui prend en main les négociations avec le PS et Les Engagés. Mais très vite, impossible de constituer une majorité dans le collège néerlandophone car le PS pose un veto contre la N-VA. Après 8 mois d’impasse politique, David Leisterh, fait un premier pas de côté. Deux personnalités sont alors désignées pour relancer les discussions :
Christophe De Beukelaer et Elke Van Den Brandt. Mais malgré une quarantaine de réunions, nouveau constat d’échec. L’Open-VLD recale la proposition de majorité néerlandophone sans la N-VA. Georges-Louis Bouchez, reprend alors le flambeau. Il propose d’axer les négociations d’abord sur un accord budgétaire 2026 et tente une coalition sans le PS.

En parallèle, Ahmed Laaouej tente une coalition de gauche mais Vooruit se retire assez rapidement. Résultat : tout le monde parle, personne ne converge. David Leisterh reprend la main mais toujours pas de percée décisive. Le 13 août 2025, le président des Engagés, Yvan Verougstraete prend une première fois la main comme facilitateur. Il relance alors des discussions à six sur le budget, mais l’Open VLD refuse à nouveau de s’assoir à la table des négociations.

David Leisterh reprend le flambeau mais n’obtient pas de percée décisive puis démissionne. Georges-Louis Bouchez lui succède alors. Le 11 décembre Yvan Verougstraete rompt avec le MR et prend officiellement la main en tant que formateur. 5 semaines plus tard, Dirk de Smet refuse de se rendre à la réunion à laquelle il est invité.

C’est l’échec de la mission Verougstraete.

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