600 jours sans gouvernement : “L’Open VLD fait primer les intérêts flamands sur les intérêts bruxellois”
Lors de l’édition spéciale “600 jours sans gouvernement”, la députée bruxelloise Karine Lalieux (PS) a vivement critiqué le rôle de partis extérieurs à Bruxelles dans les négociations budgétaires régionales.
Selon elle, certaines formations, notamment Anders (anciennement Open VLD) et plus particulièrement Frédéric De Gucht, privilégieraient des intérêts flamands au détriment des Bruxellois. “Ce sont des intérêts flamands qui, pour l’Open VLD priment sur les intérêts bruxellois”, a-t-elle affirmé.
Lalieux dénonce les veto et lignes rouges qui ont conduit ce parti à quitter la table des négociations. Elle plaide pour que “les Bruxellois négocient et uniquement les Bruxellois, ça ira beaucoup mieux”, afin de permettre des compromis efficaces.
Elle met aussi en garde contre les positions extrêmes qui exigent un équilibre impossible ou des réductions fixes, soulignant que ces attitudes bloquent toute solution : “Dire ‘on ne veut pas plus que 10 %’ ou ‘on ne veut rien d’autre’ ou ‘on veut 1,3 milliard et l’équilibre en 2029’, alors qu’il n’y a aucune demande similaire en Flandre, en Wallonie ou au fédéral, c’est exagéré.”
Sur le fond budgétaire, Lalieux appelle à une approche pragmatique. “Effectivement il faut faire des économies, il faut être plus efficace, rationaliser, évaluer les politiques, financer mieux ce qui marche et abandonner ce qui ne marche pas”, a-t-elle expliqué. Elle insiste sur l’importance de cibler les économies et d’éviter les coupes brutales.
Elle critique également la stratégie de certains partis de droite qui refusent toute nouvelle recette fiscale. “Ce qu’on entend de la part de la droite, c’est pas de recettes nouvelles. Ce n’est pas possible, sauf à casser les outils, à casser la région, mais aussi son économie”, a-t-elle ajouté.
Selon Lalieux, la combinaison de veto, d’exclusives et d’intérêts extérieurs contribue directement à l’immobilisme institutionnel prolongé : “Pour le moment, il y en a qui se payent, il y en a qui prennent en otage la région bruxelloise pour des intérêts en dehors de Bruxelles.”