Valérie De Bue (MR), dernière présidente du Sénat ? “Je pense qu’il a encore un rôle à jouer”

La présidente du Sénat est l’invitée de 8h15 dans Bonjour Bruxelles.

Après plus de sept mois sans gouvernement fédéral, la coalition Arizona réunie en conclave se trouve aujourd’hui dans sa dernière ligne droite.

Je pense que nous sommes très proches de la ligne d’arrivée“, positive Valérie De Bue (MR), qui voit dans la démarche des négociateurs une bonne méthode de travail. “Ils ont travaillé très longtemps face à des défis immenses. Je pense qu’il était important, pour les cinq partis, de travailler sur une feuille de route avec des objectifs clairs et des mesures précises car plus l’accord de gouvernement sera clair et précis, plus il sera facile à mettre en œuvre.

Selon la libérale, Bart De Wever, fort de “sa longue expérience politique” et “son intelligence” sera “un bon Premier Ministre“.

La dernière présidente du Sénat ?

Parmi les pistes d’économie envisagées par la coalition Arizona, justement, il y a la suppression de cette chambre haute qui compose, avec la Chambre des Représentants, le Parlement fédéral. Mais cela ne sera pas simple.

La Constitution belge prévoit le bicaméralisme – c’est-à-dire qu’il y a trois pouvoirs législatifs : le Roi, la Chambre et le Sénat – et cet article n’est pas soumis à révision pour le moment“, rappelle Valérie De Bue. “Mon rôle en tant que présidente est de faire fonctionner le Sénat, mais surtout – et je m’y attelle depuis mon entrée en fonction – de le moderniser.” Selon elle, le Sénat a encore un rôle à jouer dans notre pays. “Il s’agit d’une institution importante dans un État fédéral, notamment en terme de carrefour des Régions et de missions à l’étranger, mais aussi un trait d’union entre les différentes assemblées et le gouvernement fédéral.

Si sa suppression n’est pas encore à l’ordre du jour, des économies ont déjà été effectuées dans son fonctionnement : le personnel de la Chambre a fusionné avec celui du Sénat. “Cette fusion s’inscrit dans la modernisation de ces institutions, qui est la clé de l’avenir“, explique Valérie De Bue, qui ne craint pas que cette fusion vide le Sénat de ses capacités. “Les assemblées maintiennent leur autonomie et leur calendrier qui sont bien déterminés.

■ Une interview de Valérie De Bue au micro de Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles