Sursis d’un an pour 735 aides ménagères suite aux annonces du ministre Hublet, le secteur acte une “avancée”
Soulagement pour les 735 aides ménagères liées à l’économies sociale. Leur emploi continuera d’être financé… jusqu’à l’année prochaine. Un sursis annoncé ce matin par le ministre Laurent Hublet (Les Engagés) au Parlement, alors qu’une manifestation se déroulait justement quelques étages plus bas, sur le trottoir de l’assemblée.
L’action menée avec le soutien des syndicats socialiste, chrétien et libéral à l’entame d’une séance de commission des affaires économiques a produit de l’effet : le ministre bruxellois de l’Emploi, Laurent Hublet (Les Engagés) a annoncé dès l’entame des travaux parlementaires, la mise en place d’un dispositif transitoire qui aura pour effet de prolonger, jusqu’en 2027 le double financement des emplois concernés.
■ Reportage de Valentine Rolus
Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est un arrêté de février 2024 du précédent gouvernement dans le cadre d’une réforme qui prévoyait, notamment, une incompatibilité entre certaines aides à l’emploi d’insertion et les prestations réalisées dans le cadre du système des titres-services. La mesure concernera, sur le papier, quatorze structures dont des Agences Locales pour l’Emploi, à partir de janvier prochain.
Mais à l’issue de plusieurs rencontres avec les entreprises d’économie sociale, les ALE et les représentants du secteur, Laurent Hublet, a donc décidé de mettre en place une période transitoire durant l’année 2027.
Le secteur acte une “avancée”, mais maintient la vigilance
La FEBISP, fédération de représentation patronale et sectorielle de l’insertion et les organisations syndicales ont accueilli positivement, mercredi, le message du ministre bruxellois de l’Emploi mais ont toutefois fait part du maintien de leur vigilance pour le moyen terme. “C’est un soulagement et une première victoire pour les travailleuses et les entreprises concernées… Nous demandons l’ouverture rapide d’une concertation sur les aspects budgétaires. Les emplois du secteur en dépendent. Les entreprises d’insertion ont besoin de stabilité pour remplir leur mission sociale”, a réagi Tatiana Vial Grösser, directrice de la FeBISP.
Dans un communiqué commun, les organisations syndicales ont évoqué une “première victoire des aide-ménagères” mobilisées… Mais nous restons vigilants et attendons des garanties concrètes sur l’avenir des emplois et un véritable dialogue avec le secteur” notamment sur les questions budgétaires, ont fait valoir la CGSP, la CSC et Synova (ex-CGSLB).
“Le ministre semble vouloir réaliser une économie de 4,3 millions d’euros à partir de 2027 (soit plus de 10 % du budget) sur les aides à l’emploi dans l’économie sociale d’insertion. Nous invitons le gouvernement à examiner d’autres pistes, comme un renforcement du contrôle des agences de Titres-Services agréées, contrairement aux entreprises d’insertion, sans limite de durée et insuffisamment contrôlées, alors que de nombreux problèmes sont signalés“, ont jugé les syndicats.