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Laurent Hublet accorde un sursis aux entreprises d’économie sociale actives dans les titres-services

Le ministre bruxellois de l’Emploi et de l’Économie, Laurent Hublet, annonce la mise en place d’une période transitoire pour les entreprises d’économie sociale actives dans le secteur des titres-services. Cette mesure vise à permettre temporairement le cumul entre les aides à l’emploi en économie sociale et les activités de titres-services.

Cette décision intervient alors que l’appel à mandat en économie sociale est ouvert depuis le 29 mai et se poursuivra jusqu’au 10 juillet. Doté d’un budget de 19 millions d’euros, ce dispositif doit permettre aux entreprises concernées de poursuivre leurs missions d’insertion pendant cinq ans et, si elles le souhaitent, de développer de nouvelles activités en dehors du secteur des titres-services.

Le dossier suscite de vives inquiétudes depuis plusieurs semaines. Les entreprises d’économie sociale, les agences locales pour l’emploi (ALE) et les représentants des travailleurs craignaient les conséquences de la réforme adoptée en 2024 par le précédent gouvernement bruxellois. Celle-ci prévoyait notamment une incompatibilité entre certaines aides à l’emploi et les prestations réalisées dans le cadre des titres-services.

Après plusieurs rencontres avec les acteurs concernés, le ministre a décidé d’autoriser le maintien du cumul durant l’année 2027. Les modalités précises de cette transition seront définies après l’analyse des candidatures déposées dans le cadre de l’appel à mandats.

“J’ai entendu les inquiétudes des travailleuses, des ALE et des entreprises d’économie sociale. Il était essentiel de tenir compte des réalités du terrain. Cette période transitoire permettra d’avancer de manière progressive et responsable”, déclare Laurent Hublet.

Une réforme maintenue

Le ministre insiste toutefois sur le fait que cette décision ne remet pas en cause la réforme globale du système des titres-services entrée en vigueur en janvier 2025. À Bruxelles, le secteur compte près de 450 entreprises et emploie environ 27.000 aides-ménagères. Selon le cabinet du ministre, le secteur fait actuellement face à une pénurie de main-d’œuvre.

L’objectif affiché reste de favoriser l’insertion professionnelle tout en concentrant les moyens publics sur les personnes les plus éloignées de l’emploi.

Laurent Hublet a également demandé aux administrations concernées de poursuivre l’accompagnement des structures et des travailleuses. Selon les acteurs de l’économie sociale rencontrés par le ministre, entre 25 % et 30 % des travailleurs pourraient rejoindre dès aujourd’hui des entreprises de titres-services classiques.

Pour les autres, des solutions spécifiques devront être développées afin de tenir compte des besoins d’accompagnement plus importants. “Je suis à l’écoute du secteur et je respecte profondément le travail de ces femmes qui réalisent des activités essentielles. Notre rôle est de construire, avec elles et avec les acteurs de terrain, des solutions solides et réalistes”, conclut le ministre.

Rédaction

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