Supprimer le genre sur la carte d’identité est un premier pas mais pas suffisant, selon l’IEFH

La Belgique va opter pour deux types de cartes d’identité, a fait savoir mardi le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR).

Les personnes non binaires, c’est-à-dire celles qui ne s’identifient ni comme homme ni comme femme, pourront ainsi “sur demande expresse et formelle” choisir de supprimer la mention de genre sur leur carte d’identité.

Selon Liesbet Stevens, directrice de l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes (IEFH), ce n’est pas la solution idéale. “Dans la pratique, cela ne change pas grand-chose pour elles. On pourra toujours déduire leur genre sur la base de leur numéro de registre national“, avance-t-elle.

Ce numéro est en effet genré, les trois chiffres suivant la date d’anniversaire à l’envers indiquant le sexe de la personne. “Les gens seront en outre toujours catalogués comme hommes ou femmes par le biais de systèmes sous-jacents, comme l’acte de naissance. Il devrait au moins être possible de faire modifier son acte de naissance en choisissant une troisième catégorie, mais le gouvernement ne le prévoit pas.”

La Cour constitutionnelle avait décidé d’abroger en 2019 une partie de la loi transgenre. L’une des dispositions annulées était le choix obligatoire entre “M” ou “F” sur l’acte de naissance pour les personnes non binaires. La Cour avait estimé que cette obligation était contraire au principe d’égalité.

Belga 

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02 avril 2025 - 06h49
Modifié le 02 avril 2025 - 06h49