“Passage”, dernière exposition du Musée juif avant sa fermeture pour travaux de rénovation

“Passage” se veut une réflexion sur l’idée de transformation et explore la manière dont “le spirituel se mêle à la vie profane, comment le rite s’allie à l’ordinaire, ce qu’il se passe quand l’intime et le collectif se nouent”, a commenté la direction du musée.

L’exposition “Passage” s’ouvrira vendredi au Musée juif et sera visible jusqu’au 1er septembre, symbolisant la future métamorphose du lieu. Elle bouclera en effet la programmation avant la fermeture du musée pour des travaux de rénovation prévus fin 2024.

Composée de trois parcours complémentaires, l’exposition débute par une plongée dans l’univers du musicien et artiste new-yorkais Charlemagne Palestine, dont l’installation réinterprète le passage à l’âge adulte dans la tradition juive. Le deuxième parcours propose un dialogue autour du textile, mêlant les collections du Musée juif, celles du Centre de la culture judéo-marocaine et les interventions de quatre artistes contemporains: l’Américaine pluridisciplinaire Jennifer Bornstein, le peintre Richard Moszkowicz ainsi que les artistes textiles Elise Peroi et Arlette Vermeiren.

“Ce jeu d’associations libres rappelle que le travail du textile est, en soi, une pratique rituelle”, a souligné le musée. La question du rituel se loge précisément au cœur du troisième parcours. Au travers de performances, ce dernier volet interroge la résurgence contemporaine des croyances et des rites, avec les artistes Hilal Aydoğdu, David Bernstein ou encore Barbara Salomé Felgenhauer. L’espace muséal est ici repensé “pour créer un laboratoire intime et sensoriel”. “Cette exposition n’est pas seulement le point final d’un programme d’expositions déployé dans ce bâtiment depuis plus de 20 ans, c’est aussi un questionnement symbolique sur le nouveau Musée juif à venir, qui imaginera – lui aussi – de nouvelles formes de passage”, promet l’institution. Si la scénographie du futur musée est encore en réflexion, un dialogue “plus vivant”  entre parcours permanent et art contemporain anime les ambitions du musée.

Belga

■ Reportage d’Anaïs Corbin, Charles Carpreau et Pierre Delmée 

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14 mars 2024 - 11h05
Modifié le 14 mars 2024 - 17h22