Le ministre Quintin veut passer de 176 à 60 zones de police locales
Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin souhaite faire passer le nombre total des zones de police locales de 176 à 60, a-t-il affirmé dans un entretien publié lundi par Het Laatste Nieuws. Le ministre libéral s’est également exprimé à ce sujet dans plusieurs journaux francophones, ainsi que De Standaard. La Dernière Heure et L’Avenir font, eux, mention d’un passage de “180 zones et quelques à une soixantaine”.
“La fragmentation actuelle, avec 176 zones de police, n’est pas bonne pour la sécurité. Qui peut m’expliquer pourquoi il y a 23 zones de police en Brabant flamand pour 1,2 million d’habitants, soit presque la même population qu’à Bruxelles [qui compte actuellement six zones, NDLR]”, s’est interrogé M. Quintin dans les colonnes de Het Laatste Nieuws.
“J’insiste beaucoup pour qu’on travaille à des fusions importantes dans tout le pays. Mais cela doit coller aussi aux réalités du terrain”, a également déclaré le ministre dans La DH et L’Avenir.
Alors qu’à Bruxelles, des discussions sont en cours pour fusionner les six zones actuelles en une seule, et ce de façon obligatoire, les fusions se feront sur base volontaire pour le reste du pays, a-t-il précisé.
Dans une interview avec Le Soir, le ministre a par ailleurs rappelé qu’il avançait sur son projet de réforme de la norme de financement fédérale de ces zones (dite “KUL”), visant à rendre la mesure plus “acceptable” par les zones de police des grandes villes.
Une réunion de la Commission de l’Intérieur est prévue le 10 février prochain à la Chambre concernant l’avant-projet de loi portant sur ces futures fusions.
Le SLFP-Police soutient l’idée d’une vaste fusion des zones mais demande une étude
Le SLFP-Police soutient l’idée du ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, de vaste fusion des zones de police locale. “Le système actuel est dépassé et éclaté”, estime le vice-président Vincent Houssin. “Mais une telle réforme doit être précédée d’une étude préalable”.
“Le budget des services de police varie énormément d’une commune à l’autre, d’une manière telle que certains services disposent de moyens suffisants et que d’autres ne peuvent se permettre qu’une ou deux patrouilles de nuit”, pointe le syndicaliste.
Mais une telle fusion à l’échelle du pays doit tenir compte d’un grand nombre de paramètres: le nombre d’habitants, le cas des communes frontalières, la présence d’une prison sur le territoire communal, etc. “Deux plus deux doivent faire cinq et pas trois. Un tel plan doit contribuer à mettre plus de bleu dans les rues et garantir plus de sécurité aux citoyens”, selon M. Houssin qui prône des normes minimum appliquées à chaque zone.
Belga