Formation bruxelloise : le PS prêt à reprendre la main
La formation d’un gouvernement bruxellois reste dans l’impasse. Mardi, le formateur Yvan Verougstraete (Les Engagés) a annoncé sa démission, constatant l’impossibilité de dégager une majorité viable. À ce rythme, la Région bruxelloise pourrait bientôt dépasser la barre symbolique des 600 jours sans gouvernement de plein exercice.
Face à ce blocage persistant, notamment du côté néerlandophone, le Parti socialiste se dit prêt à reprendre la main. Selon nos informations, le PS envisage désormais de s’appuyer sur la Team Fouad Ahidar afin de constituer une majorité du côté flamand, après les refus répétés de l’Open Vld de participer à une coalition. Une option politiquement sensible, mais qui traduit la volonté des socialistes de sortir Bruxelles de l’enlisement institutionnel.
“Nous sommes disponibles depuis le premier jour pour travailler toutes les options, que ce soit à droite, à gauche ou au centre”, affirme Martin Casier, vice-président du PS au Parlement bruxellois. “Nous allons continuer à travailler pour éviter que la situation ne s’aggrave, notamment en poursuivant le travail parlementaire.”
L’annonce du retrait de l’Open Vld a toutefois marqué un tournant. “Cela a été un véritable coup de massue. Nous devons réorganiser les choses dans les jours qui viennent”, reconnaît-il. Le PS se dit désormais “prêt à prendre la main” et à chercher “des partenaires de bonne volonté pour trouver la meilleure voie possible”.
Interrogé sur l’éventualité d’un dialogue avec la Team Fouad Ahidar, Martin Casier se montre ouvert : “Si l’on demande une majorité flamande, la bonne chose à faire, c’est d’aller à la table. Le CD&V permettait d’avoir cette majorité. Si certains ne sont pas venus, ce sont eux qui ont rendu impossible la constitution d’une majorité néerlandophone.”
■ Interview de Martin Casier (PS), député bruxellois au micro de Jamila Saïdi M’Rabet