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Décès de Kofi Annan : Charles Michel salue “un homme de paix”

Kofi Annan était un “homme d’Etat, un homme de paix”, écrit le Premier ministre Charles Michel sur Twitter pour rendre hommage à l’ancien secrétaire général de l’ONU, décédé samedi. Il salue “ses combats pour un multilatéralisme engagé, pour la protection des Droits de l’Homme et pour la prévention des conflits dans le monde”.

Sur Twitter également, le ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo évoque “un modèle et une inspiration pour l’Afrique et le monde”. Pour le ministre, l’héritage de Kofi Annan vivra à travers l’ONU, sa fondation et The Elders, une organisation fondée par Nelson Mandela qui défend la paix et les Droits de l’Homme.

https://twitter.com/alexanderdecroo/status/1030756190551244800

L’ancien secrétaire général de l’ONU et prix Nobel de la paix Kofi Annan est mort samedi à 80 ans, après avoir accédé au rang de vedette de la diplomatie mondiale durant ses dix années à la tête des Nations unies.

“C’est avec une immense tristesse que la famille Annan et la Fondation Kofi Annan annoncent que Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies et lauréat du Nobel de la paix, est décédé paisiblement samedi 18 août après une courte maladie”, a anoncé sa fondation dans un communiqué à Genève. Diplomate de carrière, Kofi Annan a contribué à rendre l’ONU plus présente sur la scène internationale pendant ses deux mandats, de 1997 à 2007. Premier secrétaire général issu de l’Afrique sub-saharienne, le Ghanéen a dirigé l’organisation pendant la période troublée de la guerre en Irak, avant de voir son bilan terni par des accusations de corruption dans l’affaire “pétrole contre nourriture”. À son départ, il était cependant un des dirigeants de l’ONU les plus populaires. Conjointement avec l’organisation, il a reçu en 2001 le Prix Nobel de la Paix pour ses “efforts en faveur d’un monde mieux organisé et plus pacifique”. “J’ai essayé de placer l’être humain au centre de tout ce que nous entreprenons: de la prévention des conflits au développement et aux droits de l’Homme”, avait-il déclaré en acceptant le Prix Nobel à Oslo. À part quelques années passées comme directeur du tourisme du Ghana, M. Annan a consacré quarante ans de sa vie professionnelle aux Nations unies. Il a été le premier secrétaire général à être issu de l’organisation. Il a d’abord dirigé les ressources humaines de l’ONU, puis les affaires budgétaires, avant de chapeauter à partir de 1993 le maintien de la paix et d’être propulsé quatre ans plus tard à la tête de l’organisation. Lorsqu’il dirigeait le département de maintien de la paix, l’ONU a connu deux des épisodes les plus sombres de son histoire: le génocide rwandais et la guerre en Bosnie. Les Casques bleus se sont retirés en 1994 du Rwanda en proie au chaos et aux violences ethniques. Et un an plus tard, l’ONU n’a pas su empêcher les forces serbes de massacrer plusieurs milliers de musulmans à Srebrenica, en Bosnie. Ces échecs, écrit Kofi Annan dans son autobiographie, “m’ont confronté à ce qui allait devenir mon défi le plus important comme secrétaire général: faire comprendre la légitimité et la nécessité d’intervenir en cas de violation flagrante des droits de l’homme”.

belga

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18 août 2018 - 13h33
Modifié le 18 août 2018 - 13h33