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Dans le rouge financièrement, comment le RWDM peut-il se relancer en 2026 ?

Le RWDM Brussels entame son année 2026 ce soir en déplacement à Seraing, dans le cadre de la 19e journée de Challenger Pro League. Après une montée manquée et un changement de nom chaotique, que peut espérer le désormais matricule 2 en 2026 ?

Difficile de résumer l’année 2025 du RWDM. En janvier, les Rouges et Noirs occupaient la troisième place du classement en Challenger Pro League. Le club était bien engagé dans la course à la montée en première division.

Les premiers mois de l’année sont marqués par une série d’invincibilité impressionnante. À trois matchs du terme, tout s’annonçait pour le mieux pour les Molenbeekois, qui avaient pris la tête du championnat : une victoire aurait suffi pour retrouver l’élite.

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Mais les hommes de Yannick Ferrera échouent à confirmer. C’est le pire des scénarios qui se déroule sous les yeux impuissants des supporters lors de la dernière journée de championnat, où deux buts dans les dernières minutes de jeu vont sortir le RWDM des deux premières places du classement et condamner le club à rester en deuxième division, alors qu’il avait dominé le championnat une grande partie de la saison.

L’échec du changement de nom

L’échec cuisant en championnat a provoqué le licenciement de l’entraîneur Yannick Ferrera, mais ce départ va être éclipsé par une autre affaire qui a fait beaucoup de bruit pendant l’intersaison : le changement de nom et de matricule du club molenbeekois.

Début juin, les propriétaires annoncent un changement d’identité complet : le Racing White Daring Molenbeek devient le Daring Brussels, avec un nouveau logo et le rachat du matricule 2, qui appartenait au plus vieux club de la capitale, le Daring Club de Bruxelles, disparu en 1973.

ReportageLe RWDM change de nom et devient le Daring Brussels

Un changement de nom avec la volonté de modifier l’image du club et de l’identifier davantage à Bruxelles plutôt qu’à Molenbeek, selon le propriétaire américain John Textor.

Une décision qui a provoqué une levée de boucliers de la part des supporters et de la commune de Molenbeek-Saint-Jean. Début juillet, le club a fait machine arrière pour finalement opérer un changement mineur et se renommer RWDM Brussels, tout en conservant le matricule 2.

 

Loin de la course à la montée

Cette saison est bien différente au Machtens. Frédéric Frans avait pris la place de Yannick Ferrera au début de saison, mais la sauce n’a pas pris. L’équipe ne parvient pas à se remobiliser. Frédéric Frans est remercié à la mi-décembre après un très mauvais bilan de début de saison : cinq victoires, cinq nuls et huit défaites.

Le club a dû aussi faire face à de nombreux départs pendant l’été, notamment celui du capitaine Piotr Parzyszek, l’un des joueurs les plus efficaces la saison dernière.

Christ Bruno, entraîneur des moins de 21 ans, a repris la tête de l’équipe depuis, avec une victoire au Club NXT, dernier du classement, et une cinglante défaite 0-3 à domicile contre le RFC Liège.

Résultat : à l’entame de l’année 2026, le RWDM Brussels est 11e, à neuf points du RFC Liège, qui occupe la première place de barragiste pour la montée, et avec huit points d’avance sur Seraing, première équipe potentiellement relégable.

Une place au classement qui interroge sur ce que le RWDM Brussels peut encore espérer sportivement pour le terme de sa saison. Il reste quatorze matches de championnat avant la fin de la Challenger Pro League. Sans changement majeur du niveau de jeu, les Rouges et Noirs devraient terminer leur saison dans le ventre mou du classement.

Des finances dans le rouge

Hors des terrains, la situation du matricule deux est extrêmement compliquée : le club se trouve dans une situation financière délicate. Il est frappé depuis octobre d’une interdiction de transfert par la commission des licences. Le club a même frôlé une déduction de points, mais a été sauvé in extremis par la commission des licences de l’Union belge de football grâce à l’apport de capitaux frais.

Les salaires sont pour le moment encore payés, mais selon les informations recueillies par Het Nieuwsblad, le club a mis fin aux abonnements Wyscout du staff technique. Ce programme permet d’avoir accès à de nombreuses données utiles pour les entraînements et la préparation des rencontres. Un fait anecdotique, mais symbolique de la situation du club, qui avance sur un fil.

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Pour rééquilibrer ses finances, le club pourrait se séparer de plusieurs joueurs, mais avec l’interdiction de pouvoir recruter de nouveaux joueurs, la tâche s’annonce très compliquée pour la direction molenbeekoise. Un départ a pour le moment été annoncé au niveau de l’équipe première : celui de Matías Segovia.

Face à ces informations, difficile de savoir comment va se passer cette année au RWDM, qui devra donc batailler en dehors des terrains pour sa survie administrative et financière.

Rémy Rucquoi

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