Crise de l’énergie : le secteur culturel tire aussi la sonnette d’alarme

L’augmentation des prix de l’énergie et l’inflation entrainent de nombreux coûts budgétaires supplémentaires pour tous les secteurs, y compris celui de la Culture. Plusieurs fédérations culturelles demandent à tous les niveaux de pouvoir des actions ciblées d’accompagnement.

Les opérateurs culturels, qu’ils soient subventionnés ou pas, voient leurs recettes diminuer, alors même qu’ils ne sont pas encore totalement remis des effets de la crise sanitaire, dénoncent plusieurs fédérations du monde culturel dans un communiqué. “La création, l’emploi et l’accès du plus grand nombre à la Culture sont menacés par des surcoûts très élevés.”

Si le opérateurs culturels sont prêts à participer à l’économie d’énergie, assurent les fédérations, ils “ont besoin de soutien pour réaliser les investissements destinés à rendre les équipements plus performants, moins énergivores, pour réduire les coûts de fonctionnements.”

Dans un communiqué, les fédérations culturelles demandent donc aux différents gouvernements d’instaurer une concertation à ce sujet.

Parmi leurs revendications : l’octroi pour les associations culturelles des mêmes aides disponibles pour les PME. “Les opérateurs culturels constitués en ASBL (lieux, compagnies…) sont, comme les PME, des petites structures pourvoyeuses d’emploi, dont l’activité justifie une consommation énergétique particulièrement importante (chauffage des salles de spectacles, son/éclairage, ventilation…).”

Par ailleurs, les fédérations réunies demandent que l’indexation des subventions octroyées par la Fédération Wallonie-Bruxelles soit “assurée à la hauteur des coûts réels” et que “les aides accordées par les autres pouvoirs subsidiants (régions, communes, provinces) soient également être indexées, notamment les aides à l’emploi.”

Le secteur rappelle par ailleurs que la crise sanitaire n’est pas finie et que “les mesures d’accompagnement et d’assouplissement mises en place pendant la période du Covid doivent être maintenues.”

 

La rédaction