CPAS Ville de Bruxelles : la gestion de la première vague de demandes sous contrôle
La gestion des demandes d’allocations de remplacement au CPAS de la Ville de Bruxelles liées à la première vague d’exclusions de chômeurs de longue durée est jusqu’à présent restée sous contrôle. Elle n’a donné lieu à aucun incident, a affirmé lundi soir le président du CPAS de la Ville de Bruxelles, David Weytsman (MR), interrogé lors du conseil communal par la conseillère communale écologiste Zoubida Jelab.
Selon M. Weytsman, entre le mois de décembre et le 16 janvier 2026, 243 personnes se sont présentées au CPAS de la Ville de Bruxelles, dont 195 étaient concernées par la première vague d’exclusion.
Cette première vague concerne, au total, 929 habitants de la ville. Parmi eux, 233 percevaient des allocations d’insertion. Parmi ces derniers, 12 se sont présentés au CPAS, soit 5%. Les 696 autres sont au chômage depuis plus de 20 ans.
Dans ce groupe, 231 personnes ont introduit une demande au CPAS, soit 26%, ce qui conforte les hypothèses initiales du CPAS.
Toujours selon M. Weytsman, à ce stade, 67 revenus d’intégration ont été accordés ou sont en cours de validation. Les autres dossiers sont encore en cours d’analyse.
D’après le président du CPAS, tout a été pensé pour que les services ne soient pas débordés, notamment en anticipant le recrutement de 38 assistants sociaux, de six agents d’insertion et de huit agents administratifs sur la base de l’enveloppe prévue par le gouvernement fédéral pour 2025.
“On est passé d’environ 105 dossiers par personne à environ 85 dossiers. Cela libère de la capacité pour que chaque assistant social puisse suivre une vingtaine de nouveaux bénéficiaires”, a-t-il encore détaillé.
Mais il serait “irresponsable de sous-estimer la suite. Le véritable choc est attendu à partir de mars, avec une pression accrue sur les services en mars, avril, mai et juin”, a insisté David Weytsman.
Belga