Brussels deal: le Samusocial redoute une crise humanitaire après la suppression de 1.000 places d’accueil
Le Samusocial s’est alarmé vendredi des conséquences de la suppression de 1.000 places d’accueil dans le cadre du Brussels Deal, annoncée par la ministre fédérale de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA).
L’organisation craint une “crise humanitaire au cœur de la capitale européenne” et estime que cette décision fragilisera un dispositif déjà saturé.nAprès l’annonce, début juillet, de la suppression de 300 places, la ministre a confirmé jeudi la fermeture de 700 places supplémentaires. Au total, la moitié des 2.000 places financées via le Brussels Deal disparaîtra dans les prochaines semaines.
Selon le Samusocial, près de 40% des quelque 1.300 places disponibles dans ses centres d’accueil d’urgence sont financées par ce dispositif. Leur suppression aura un impact immédiat sur sa capacité à accueillir les personnes les plus vulnérables.
L’association souligne que ses structures fonctionnent déjà à pleine capacité. Jeudi, elle a refusé l’accueil à 78 hommes isolés sur 132 demandes, à six femmes isolées sur 42 demandes et à 55 personnes en famille sur 83 demandes.
Le Samusocial rappelle également que le dernier dénombrement de Bruss’help, réalisé en novembre 2024, recensait 9.777 personnes sans solution d’hébergement en Région bruxelloise, soit une hausse de 25% en deux ans.
Cette suppression suscite une “profonde inquiétude“, a réagi la directrice générale du Samusocial, Sarah de Liamchine. Selon elle, cette décision aura des répercussions majeures tant pour les personnes accueillies que pour les travailleurs du secteur. Elle prévient qu’en l’absence de solutions alternatives, des tentes et campements de fortune pourraient réapparaître dans l’espace public.
Le Samusocial estime enfin que toute réduction des capacités d’accueil devrait s’accompagner de solutions concrètes afin d’éviter une aggravation de la précarité et des tensions dans la capitale.
Belga