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Actions des enseignants : le Centre d’Action Laïque exhorte le gouvernement à revoir les mesures proposées

Au vu de “la colère, l’incompréhension et l’émoi” des acteurs et actrices de l’enseignement face aux mesures d’économies projetées, le Centre d’action laïque (CAL) exhorte mercredi le gouvernement “à prendre du recul et à revoir l’ensemble des mesures proposées”.

Il invite dès lors les autorités “à retravailler les mesures avec le secteur de l’enseignement, à apaiser et rassurer le corps enseignant, à immuniser la qualité de l’enseignement de toute considération budgétaire, et à placer l’intérêt des élèves au-dessus de tout”.

Pour le CAL qui milite en faveur d’un enseignement public, neutre et gratuit qui émancipe chaque élève, certaines mesures qui n’ont d’autres motivations que les économies budgétaires sont de nature à fragiliser l’enseignement, en particulier l’enseignement officiel.

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“Le Réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement a dressé le tableau et la facture s’annonce salée au point d’annoncer une rupture de trésorerie en 2030: gel de la dotation, définancement structurel, réduction de la gratuité, réduction de la rénovation des bâtiments, fin du régime des chargés de mission…”, énumère le Centre d’action laïque.

L’instance rappelle par ailleurs que la fragilisation de l’enseignement revient à “affaiblir le premier outil d’émancipation individuelle et le premier de lutte contre les inégalités sociales”.

“Des mesures modifiant en profondeur le monde scolaire devront être mises en place dans des délais intenables”, ajoute le CAL. “En outre, l’incompréhension porte sur les choix politiques posés: l’impact de certaines mesures budgétaires, comme les économies de 14 millions d’euros réalisées en sabrant dans la gratuité des fournitures scolaires, ne pèse rien face aux 100 millions que coûterait par exemple le rehaussement des seuils de réussite, ou les 500 millions que coûterait la fin des nominations.”

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Le centre pointe par ailleurs l’absence de dialogue et de concertation avec les acteurs de terrain. “Pire: alors que le corps enseignant demande avant tout de la considération, l’augmentation de la charge horaire de 20 à 22 heures face classe dans le secondaire supérieur se fera sans compensation salariale. C’est peu dire que l’émotion est légitime”, relève-t-il encore.

De plus, le Centre d’Action Laïque s’inquiète d’une précipitation qui ferait fi des procédures parlementaires. Le respect de ces procédures, qui garantissent la qualité du débat démocratique, est essentiel.

Belga

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