13 % des chômeurs bruxellois menacés d’une perte d’allocations en 2025 ont retrouvé un emploi
À Bruxelles, parmi les demandeurs d’emploi menacés de perdre leurs allocations en 2025, 13 % ont retrouvé un poste. Les chiffres varient fortement selon l’âge et la durée de chômage, tandis que la conjoncture économique et l’incertitude politique compliquent l’accès à l’emploi pour les profils les plus vulnérables.
Selon l’agence régional de l’emploi Actiris, 12,7% des Bruxellois risquant de perdre leurs allocations de chômage ont trouvé un emploi en 2025. Sur les 4.738 demandeurs d’emploi qui étaient concernés, la proportion inclut toutes les formes de contrats, qu’ils soient temporaires ou permanents, la distinction n’étant pas précisée.
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Le taux de réinsertion varie fortement selon les profils. Parmi les 3.361 chômeurs de longue durée (plus de 20 ans de chômage), 5,7 % ont retrouvé un emploi, tandis que 29,8 % des jeunes bénéficiaires d’une allocation d’insertion ont réussi à se réinsérer sur le marché du travail. Actiris souligne que pour les autres demandeurs d’emploi, la réinsertion reste difficile. Faible qualification, longue durée de chômage et âge avancé compliquent l’accès à un emploi, surtout dans une région où le marché du travail est majoritairement axé sur les services.
Une situation économique difficile
La situation économique actuelle pèse également. Bruxelles traverse une période de faible conjoncture, accentuée par l’absence prolongée d’un gouvernement, qui contraint à travailler avec un budget provisoire. Dans le privé, cette incertitude freine les recrutements et les investissements, tandis que le secteur public est limité par un moratoire sur le personnel et le secteur non lucratif subit des difficultés financières liées à l’incertitude sur les subventions.
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Ces contraintes se traduisent par une baisse du nombre de postes vacants proposés à Actiris, qui a diminué de 28,4 % par rapport à l’an dernier. Par ailleurs, sur les huit premiers mois de 2025, environ 76 % des emplois supplémentaires ont été perdus à la suite de faillites.
Actiris refuse de commenter davantage ces chiffres. L’agence avance toutefois qu’il n’est, pour l’instant, pas encore possible de déterminer l’impact de la réforme du chômage sur le taux de remise à l’emploi.
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