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Crise de l’énergie : les fédérations patronales présenteront une note de propositions au fédéral

La crise de l’énergie et l’inflation complique la vie des entreprises. Le gouvernement fédéral rencontre les fédérations patronales ce lundi pour faire le point sur la situation et envisager les mesures à prendre pour soulager les entreprises.

Alexander De Croo rencontrera également les ministres-présidents (des Régions et Communautés), les représentants de la FEB, des syndicats et des fédérations de secteurs particulièrement touchés par la crise énergétique. La rencontre portera sur le soutien qui peut être apporté aux indépendants et aux entreprises confrontées à la flambée des factures énergétiques.

Du côté des patrons, on attend des mesures d’urgence, car la crainte est grande de voir des entreprises suspendre leurs activités, licencier du personnel, voire fermer les portes, comme nous l’explique Pierre-Frédérique Nyst, président de l’Union des classes moyennes.

On a déjà des entrepreneurs qui disent ralentir l’activité en faisant notamment appel au chômage temporaire. Le moral n’est pas au beau fixe, il y a une perte de rentabilité. Si nous n’avons pas d’aide, nous aurons des licenciements massifs. On a réussi à éviter les tsunamis de licenciements durant la période Covid, ce serait ridicule de le faire maintenant.

Le président affirme qu’il y a des risques de faillites. “Si vous êtes face à vos factures d’énergie que vous ne pouvez pas payer, vous recevez l’huissier, voire, vous êtes cité en faillite. Alors, on aura cette vague de cessations d’activités, de faillites, c’est ça qu’on veut éviter.

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Réunion avec le gouvernement cet après-midi

Les fédérations patronales demandent des mesures comparables à celles qui ont été prises lors de la crise du Coronavirus.

Même si une partie de la solution se trouve au niveau européen, où l’on pourrait agir sur les prix du gaz et de l’électricité, les patrons attendent que les autorités belges adoptent des mesures concrètes.

L’UCM demande en urgence un moratoire sur les factures. “Les factures sont arrivées. Les gens ne savent pas les payer. Il faut un moratoire pour qu’on ne puisse pas couper l’énergie dans les entreprises ou chez les indépendants et qu’on ne puisse pas les citer en faillite. ll faut bloquer ces factures d’énergie.”

Il y a aussi une demande de soulager la facture des entreprises par rapport aux coûts salariaux. “Peut-être plafonner l’indexation des salaires.  Par exemple, les personnes qui perçoivent plus de 4000 € ne verraient pas d’indexations, par contre la personne qui est en dessous de ce montant en aura davantage besoin.”

Selon l’UCM, 4 employeurs sur 10 envisagent de licencier. Et parmi ceux-ci, 6 sur 10 n’ont pas les moyens financiers de licencier.”Si par malheur, nous devions lancer des licenciements, nous souhaitons être accompagnés. Que le travailleur qui est licencié touche le montant en net, mais par contre qu’il n’y ait pas de cotisations sociales sur les licenciements.

■ Une interview de Pierre-Frédéric Nyst, président de l’Union des classes moyennes (UCM), par Anaïs Corbin.

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05 septembre 2022 - 13h21
Modifié le 06 septembre 2022 - 16h09