Autoritarisme à Jette et management toxique à la Ville de Bruxelles? Les Engagés dépêchent un médiateur pour apaiser les tensions
Que se passe-t-il chez Les Engagés dans les communes bruxelloises ? À Jette et à la Ville de Bruxelles, le parti a décidé d’envoyer un médiateur pour “essayer d’aplanir de fortes tensions dans les équipes locales“, selon les mots de nos confrères du journal Le Soir, qui révèlent cette information.
À la Ville de Bruxelles, plusieurs plaintes concernent le chef de cabinet de Didier Wauters (échevin des Affaires Economiques, de l’Emploi, du Commerce et de l’équipement communal), tandis qu’à Jette c’est la gestion de la bourgmestre Claire Vandevivere qui susciterait des tensions. Yvan Vergoustraete assure au Soir qu'”il n’est pas anormal qu’il y ait des tensions durant une législature” et qu’il s’agit d’une “gestion active d’accompagnement de ses équipes“.
En ce qui concerne le cabinet de Didier Wauters, Le Soir évoque plusieurs témoignages anonymes accusant le directeur de “management toxique“. Ils évoquent “une agressivité récurrente, du dénigrement en public et des menaces répétées de licenciement”. Selon certains intervenants, les femmes et les femmes racisées sont particulièrement visées. L’échevin minimise et rejette ces accusations. Il admet néanmoins avoir observé ” des interactions pas adéquates et sympas entre les membres du cabinet” et que deux groupes ne se parlaient plus. Il assure également ne pas avoir entendu le moindre propos raciste ou sexiste. Le chef de cabinet, lui, y voit une “tempête dans un verre d’eau” et dénonce des rumeurs et accusations mensongères de la part d’une seule personne. Il évoque la possibilité de porter plainte.
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À Jette, la situation serait “plus explosive et dangereuse” selon nos confrères qui parlent d’une “gestion jugée clivante et autoritaire de la maïeure Claire Vandevivere” qui pourrait conduire à “l’implosion” de la section locale. Le problème prendrait racine dans la succession d’Hervé Doyen au printemps 2022. Trois collaborateurs proches de l’ancien bourgmestre ont déjà quitté l’équipe dans des circonstances difficiles. Claire Vandevivere répond au journal Le Soir que c’est elle qui a contacté le parti et défend une démarche destinée à améliorer le travail collectif. La bourgmestre précise que les critiques sont “subjectives” et qu’il est normal, en tant que maïeure, d’en faire l’objet. “Je m’efforce d’allier leadership et management participatif. On peut toujours s’améliorer“, dit-elle encore.
BX1 – Photo : Belga Image