Les urgences de l’hôpital Paul Brien pourraient être maintenues grâce à une dérogation
Menacé par la réforme du paysage hospitalier belge, le service des urgences du site Paul Brien à Schaerbeek pourrait finalement être maintenu. Une dérogation validée par la Conférence interministérielle Santé ouvre la voie à une reconnaissance spécifique pour cet hôpital, seul établissement du nord-est bruxellois à disposer d’un service d’urgences.
Le service des urgences de l’Hôpital Paul Brien pourrait échapper à une fermeture redoutée dans le cadre de la réforme du paysage hospitalier belge. Réunie ce mercredi, la Conférence interministérielle Santé a confirmé le critère de 240 lits minimum pour qu’un établissement soit reconnu comme “hôpital général régional“, une catégorie appelée à concentrer les services d’urgences. Le site Paul Brien n’atteint pas ce seuil et figurait parmi les hôpitaux potentiellement menacés par la réforme.
Une exception pour le bassin nord-est de Bruxelles
La CIM Santé a toutefois prévu une dérogation pour les établissements qui sont les seuls à pouvoir prétendre à cet agrément dans un bassin de soins défini par l’entité fédérée.
Or, l’Hôpital Paul Brien est aujourd’hui le seul hôpital à disposer d’un service d’urgences dans le bassin nord-est de Bruxelles. Cette disposition pourrait donc permettre à la COCOM de lui accorder une dérogation lors de la mise en œuvre de la réforme.
L’échevin schaerbeekois de la Santé, Cédric Mahieu, s’est félicité de cette avancée, estimant qu’elle reconnaît les spécificités du site et son rôle dans l’accès aux soins pour les habitants du nord-est de la capitale.
Un enjeu majeur pour l’accès aux soins
La possible disparition des urgences de Paul Brien avait suscité de nombreuses inquiétudes ces derniers mois. Selon les chiffres avancés par la commune de Schaerbeek, près de 40.000 personnes fréquentent chaque année ce service.
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Lors d’un précédent conseil communal, une motion avait été adoptée pour défendre son maintien. La commune estimait notamment que la fermeture des urgences ferait passer de 2 % à 65 % la proportion de Schaerbeekois situés à plus de 30 minutes d’un service d’urgence en transports en commun.
La réforme du paysage hospitalier, portée au niveau fédéral, vise à réorganiser l’offre de soins face au vieillissement de la population et à la pénurie de personnel. Les discussions entre les différents niveaux de pouvoir doivent encore se poursuivre avant toute décision définitive.