Ecolo réclame un “Plan Fraîcheur” national et la réunion d’un CODECO
Alors que la Belgique connaît un épisode de chaleur exceptionnel, Ecolo appelle les différents niveaux de pouvoir à renforcer leur réponse face aux canicules. Le parti écologiste demande notamment la convocation immédiate d’un Comité de concertation (CODECO) et la mise en place d’un “Plan Fraîcheur” national.
Selon les coprésidents d’Ecolo, Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre, les mesures de prévention actuellement recommandées ne suffisent plus face à des températures qui dépassent les 35 degrés dans plusieurs régions du pays.
“Dire aux gens de boire de l’eau et de fermer leurs volets ne suffit plus”, estiment-ils, rappelant que les vagues de chaleur ont provoqué 249 décès en Belgique en 2024 et près de 200.000 en Europe au cours des quatre dernières années.
Le parti propose plusieurs mesures concrètes. Parmi elles, la création d’un lieu public frais accessible à moins de quinze minutes de chaque citoyen, l’instauration d’un plafond de chaleur au travail permettant d’adapter ou de suspendre certaines activités sans perte de salaire, ainsi qu’un accès à un euro aux piscines publiques et zones de baignade lors des épisodes caniculaires.
Ecolo plaide également pour la plantation de trois millions d’arbres supplémentaires d’ici 2030 dans les villes belges, afin de renforcer les îlots de fraîcheur naturels. Le parti réclame en parallèle un vaste programme de rénovation énergétique des logements pour lutter contre les “bouilloires thermiques”, ces habitations qui deviennent difficilement habitables lors des fortes chaleurs.
L’enseignement figure aussi parmi les priorités avancées par les écologistes. Ecolo demande la mise en place d’un véritable plan canicule pour les écoles, comprenant notamment un accès garanti à l’eau potable, l’adaptation des horaires en cas de températures extrêmes, la suspension des activités physiques aux heures les plus chaudes et la végétalisation des cours de récréation.
Pour le parti, les vagues de chaleur doivent désormais être considérées comme un risque collectif majeur, au même titre que la maladie ou le chômage. Ecolo appelle dès lors les autorités fédérales, régionales et locales à accélérer les mesures d’adaptation au changement climatique.