Une chaîne humaine symbolique à Bruxelles rassemble environ 300 personnes
Entre 300 et 400 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées samedi matin au Petit-Château à Bruxelles pour former une chaîne humaine, à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés. L’archevêque de Bruxelles-Malines, Luc Terlinden était également présent.
“C’est une manière de manifester notre solidarité avec tant de femmes, d’hommes, d’enfants, qui sont sur les chemins de l’exil”, s’est exprimé Luc Terlinden.
L’action, organisée conjointement par House of Compassion, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, la plateforme BelRefugees, Umbrella Refugee Committee, et Amitiés sans frontières, a été une “réussite”, selon Geneviève Frère, coordinatrice de House of Compassion.
La chaine humaine a fait le contour d’environ deux tiers du Petit-Château. Un grand nombre de participants arboraient des affiches, datant d’il y a 40 ans, date à laquelle l’ancienne caserne a été transformée en centre d’accueil. Sur ces affiches figuraient cinq enfants, avec le message suivant: “Nous sommes en danger, nous ne sommes pas dangereux”. Une affiche “toujours d’actualité”, selon les personnes présentes samedi matin.
Un grand nombre de réfugiés ont également participé à l’action. Certains ont également pris le micro et témoigné face aux centaines de personnes présentes.
Cette action revêt d’une part une dimension humanitaire et humaine, mais veut également attirer l’attention sur la politique d’accueil belge, selon les organisateurs. L’action n’est pas dirigée contre une institution en particulier, affirment les organisateurs, mais elle rappelle “que les droits fondamentaux ne sont pas négociables, et que la dignité de chaque personne doit être garantie, quel que soit son statut.”
Au-delà de cette action, Fedasil célèbre également samedi après-midi les 40 ans du Petit-Château. À travers une exposition photographique, une table ronde, de la musique live, des performances, des stands d’information et des visites guidées, Fedasil souhaite inviter les visiteurs à porter un regard différent sur les parcours des personnes en exil.
Belga