Anderlecht : une première création théâtrale belge pour enfants autour des violences sexuelles faites aux mineurs
Du 17 au 21 mai 2026, la Cie Ah mon Amour ! présentera au Le CAP, à Anderlecht, le spectacle L’histoire de Maoro, une création théâtrale destinée aux enfants de 6 à 12 ans abordant la question des violences sexuelles faites aux mineur·es.
La compagnie affirme qu’il s’agit d’une première en Belgique : un spectacle jeune public traitant cette réalité de manière approfondie, mêlant théâtre clownesque, ombres, médiation et prévention.
Alors qu’un enfant sur cinq serait concerné par les violences sexuelles, la création entend offrir aux plus jeunes des repères, des mots et des outils pour comprendre certaines situations et apprendre à demander de l’aide.
Le spectacle privilégie une approche sensible et accessible, loin du choc ou du discours moralisateur. Humour, poésie, théâtre d’ombres et clown sont utilisés pour ouvrir un espace de parole adapté aux enfants.
“La Cie Ah mon Amour ! relève un défi audacieux : aborder les violences sexuelles sur mineur·e·s avec justesse, sensibilité et à hauteur d’enfant”, souligne Anna Rodriguez, chargée de projet chez Défense des Enfants International Belgique.
Un travail construit avec des spécialistes
Le projet a été élaboré en collaboration avec plusieurs associations et institutions actives dans la protection de l’enfance et la prévention, parmi lesquelles Child Focus, Yapaka, SOS Enfants, ECPAT Belgique, Brise le Silence et le CERE. Au-delà du spectacle, un dispositif pédagogique complet est prévu pour les écoles et les professionnel·les : animations en classe, rencontres après les représentations, bords plateau et dossier pédagogique.
À travers cette création, la Cie Ah mon Amour ! défend l’idée que l’art et la culture peuvent jouer un rôle essentiel dans la prévention et l’ouverture du dialogue autour de réalités encore largement taboues.
Active depuis plus de vingt ans, la compagnie développe un théâtre clownesque engagé autour de grandes questions de société et bénéficie aujourd’hui d’un contrat-programme de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Rédaction