Les associations face aux mesures gouvernementales : “Si on nous retire les ACS, le système s’effondre !”
Il y a quelques semaines, le gouvernement bruxellois avait décidé de réduire le financement accordé aux ACS, les Agents Contractuels Subventionnés. Ce jeudi, il a finalement décidé de revoir sa copie. Cette décision aurait pu mettre en péril les activités des différentes structures du secteur non-marchand. On en parle avec Nicole Crama, directrice adjointe de la CESSOC (Confédération des Employeurs du secteur Sportif et SocioCulturel), Tatiana Vanessa Vial Grösse (Directrice de la FEBISP) et Bruno Gérard (Directeur de Bruxeo).
Le dispositif des Agents Contractuels Subventionnés (ACS) a été mis en place pour lutter contre le chômage. L’agent contractuel subventionné est engagé sous un contrat de travail spécifique pour travailler dans le secteur non-marchand. Géré à ses débuts par le Fédéral, le système a été transféré en 2014 à la Région bruxelloise.
Le nouveau gouvernement bruxellois, qui entend faire des économies, avait initialement prévu de réduire l’enveloppe « Emploi » de 40 millions d’euros. Une mesure qui allait inévitablement avoir un impact sur les ACS. Suite aux nombreuses réactions du secteur, le gouvernement a décidé (sur proposition de Laurent Hublet, Ministre bruxellois de l’Emploi et de l’Economie) de revoir un peu sa copie. On ne parle donc plus de 40 millions d’euros en moins pour l’Emploi mais de 28 millions d’euros. En ce qui concerne les ACS, il n’est plus question de supprimer l’article 20 ou encore d’uniformiser à 95% l’ensemble des postes ACS.
Une situation qui satisfait le secteur : ” C’est un ouf de soulagement parce qu’effectivement, le dispositif ACS est essentiel pour le monde associatif. Si on nous retire les ACS, si on les passe de 200% à 95% ou si on retire l’indexation, le système s’effondre !”
Avec le temps, ce dispositif a également permis de faire en sorte que des Bruxellois trouvent du travail comme nous l’explique Bruno Gérard : ” Il y a différentes politiques d’emploi. Il y en a qui visent des publics cibles (donc réinsérer des publics fortement fragilisés à l’emploi), il y en a d’autres qui permettent de maintenir les Bruxellois à l’emploi et il y en a qui permettent de financer des missions d’intérêt général. ACS, au départ, c’était un peu de tout cela, mais c’est vrai qu’avec le temps, c’est devenu davantage les deux derniers éléments.”