
L’humeur de Vanessa Lhuillier – Quand le pétrol flambe, la population trinque
Depuis quelques jours, le pétrole flambe un peu partout. Il flambe évidemment dans le détroit d’Ormuz ou dans les pays du Golfe quand un missile tombe sur un navire ou sur une raffinerie, mais il flambe aussi à la pompe. Le diesel est passé au-dessus de 2 euros le litre. Pour le 95, on est aux alentours de 1,80. On entend déjà les témoignages de ceux qui ne peuvent pas se passer de leur voiture pour leur métier, comme les chauffeurs de taxi ou les infirmiers à domicile, et qui ne peuvent pas répercuter les prix du carburant sur leurs clients. Pour une infirmière, aucun code INAMI ne prévoit le prix de l’essence dans les remboursements. Résultat de la course, ils travaillent à perte.
Evidemment, tout le monde attend et espère la fin de cette guerre, mais force est de constater qu’elle ne risque pas d’arriver de sitôt. Aucun des pays européens n’a répondu à l’appel de Donald Trump pour sécuriser le détroit d’Ormuz, ce qui a d’ailleurs vexé le président américain. La situation risque de perdurer et le gouvernement belge ne semble pas prendre la mesure des conséquences pour le citoyen. Plusieurs pays européens ont réduit leurs taxes sur les carburants, plafonné les prix, renforcé les contrôles, mais en Belgique, l’Arizona, elle, vote l’augmentation des accises sur le gaz et le mazout pour le 1er avril. On ne dévie pas du plan. Il faut dire que cette augmentation va rapporter quelques 365 millions d’euros. Et tant pis donc si le citoyen subit déjà une diminution de son pouvoir d’achat proportionnelle à celle de la hausse des prix des produits pétroliers.
L’Etat n’a plus les moyens d’aider la population qui doit s’adapter. Nous verrons si les décideurs s’adapteront lorsque Trump décidera de prendre Cuba en une nuit et que les prix du cigare et du rhum tripleront.