Fouad Ahidar veut prendre ses responsabilités à Bruxelles et remettre le PS et le MR à table : “Il n’y a pas le choix”
Fouad Ahidar était l’invité de Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles ce jeudi matin.
Fouad Ahidar aime-t-il la corrida ? Non, cela ne l’intéresse pas et il ne fait aucun parallèle avec la région bruxelloise et son éventuelle mise à mort. “Bruxelles est mise sous tutelle par le Fédéral. Certains jouent avec le feu, et notamment Anders. Ils changent de nom, mais pas d’attitude.”
Pour l’ancien Vooruit, les libéraux flamands ne sont pas indispensables. “Pour moi, c’est clair”, poursuit-il. “Nous ne devons plus travailler avec eux. Ce sont eux qui sont problématiques depuis le début. Ce parti a perdu les élections partout dans le pays. Nous sommes prêts à travailler dans un gouvernement pour aider la population bruxelloise.”
Selon Fouad Ahidar, le monde politique n’est pas conscient de la situation catastrophique de la région. Pour changer cela, il est prêt à mettre en place une proposition. “Tant que l’on n’a pas de gouvernement, personne n’est payé. C’est ce qu’on devrait leur dire.” Cette proposition ne serait-elle pas populiste ? “Il y a des politiciens qui ne veulent pas résoudre les problèmes. Certains ont des agendas cachés, j’en suis convaincu. Arrêtons ce cinéma.”
Si certains ne veulent pas travailler avec le parti Team Fouad Ahidar (TFA), c’est aussi parce qu’on lui reproche la même chose. À savoir un certain agenda caché qui favoriserait la religion musulmane au sein des institutions. “Il y a eu des résultats et ils ont peur que je prenne plus de place. J’ai toujours dit que je travaillais pour tous les Bruxellois. Mais aussi pour la communauté musulmane qui demande simplement d’être défendue par rapport à ses droits. Même chose pour toutes les autres religions. C’est un débat facile, mais mon parcours parle pour moi.”
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Le leader de la TFA est donc prêt à prendre ses responsabilités. “Il faut travailler avec les partis qui ont gagné les élections.” Ce qui signifie que le MR et le PS, en plus des Engagés, vont devoir travailler ensemble côté francophone. “Il n’y a pas le choix”, tranche-t-il. “J’aimerais bien former une coalition de gauche. Mais beaucoup ne veulent pas travailler avec le PTB ou avec nous. Un consensus pourrait être trouvé s’ils se remettent à la table. Il y a un moment pour la campagne, un autre pour trouver des solutions. Si Georges-Louis Bouchez appelle, je répondrai. Je n’ai aucune exclusive, si ce n’est pour l’extrême droite.”
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Et pour les néerlandophones ? “Groen (4 sièges), Vooruit (2 sièges) et Team Fouad Ahidar (3 sièges). Avec cette coalition, on peut avancer. Nous sommes légitimes et mon parcours le démontre.” Pour cela, il faudrait que Conner Rousseau accepte de travailler avec lui, ce qui n’est pas gagné.
- Une interview de Fouad Ahidar par Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles