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Une campagne pour mieux faire connaître le service d’écoute pour les fantasmes déviants

L’année dernière, 850 personnes ont osé demander de l’aide au Service d’écoute et d’orientation spécialisée (SéOS) afin de prévenir des violences sexuelles, indique mardi dans un communiqué ce dispositif financé par la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région wallonne. Cinq ans après sa création, l’association s’offre une cure de jouvence dans l’espoir de mieux faire connaître son existence auprès du grand public.

Une épouse découvre par hasard des centaines de photos de pédopornographie sur l’ordinateur de son mari, un monsieur est attiré par les enfants depuis son adolescence, tandis qu’une femme souffre de fantasmes sexuels envahissants depuis plusieurs années… Voilà une série de situations auxquelles sont confrontés quotidiennement les collaborateurs de SéOS. Sollicité par téléphone, courriel ou tchat, le personnel prend soin d’écouter et d’accompagner les citoyens en détresse afin d’éviter un passage à l’acte.

Au fil des ans, le nombre de demandes a évolué. De 700 en 2022, elles sont passées à 863 en 2024 pour redescendre légèrement en 2025 à 850. Cela “confirme un besoin réel de prévention autour des limites de la sexualité”, estime Séos, qui renouvelle cette année son identité. L’objectif : “permettre à chacun d’identifier l’existence du service, d’en comprendre l’accessibilité et de savoir qu’il peut être sollicité en amont, avant qu’une situation ne bascule”, indique-t-on.

En janvier, les statistiques pour 2025 n’étaient pas encore disponibles dans le détail. Mais en 2024, le nombre d’appelants adultes préoccupés par des comportements sexuels inadéquats a augmenté de près de 46,5%.

Parmi les problématiques récurrentes figurent les craintes de passage à l’acte sur des mineurs, qui représentent environ 30% des demandes. Les fantasmes sexuels envahissants constituent également un motif d’appel important, avec 239 sollicitations, soit 23,23% des demandes. Par ailleurs, 70 personnes (6,8%) ont contacté SéOS pour se confier quant à leur perte de contrôle dans la consommation de pornographie.

Belga

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