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L’Europe face à Trump: quels leviers? “Ce qu’il a en tête lui importe plus que le droit international”

Face au retour de Donald Trump sur le devant de la scène politique américaine, l’Europe se retrouve à un tournant stratégique majeur. Entre tensions commerciales, incertitudes diplomatiques et remise en cause des alliances traditionnelles, les Vingt-Sept doivent repenser leur positionnement pour défendre leurs intérêts et préserver leur autonomie. Comment l’Union européenne peut-elle s’adapter, résister ou négocier face à une Amérique plus imprévisible que jamais ?

Tout l’enjeu réside dans l’aboutissement d’un dialogue. Mais est-il encore possible? Pour Serge Jaumain, professeur ordinaire d’Histoire contemporaine à l’ULB , l’intérêt est surtout de savoir les ambitions: “Ce qu’il a en tête est le plus important. Le droit international n’est pas quelque chose qui va l’empêcher de mener à bien sa stratégie. Il n’a pas une grande considération pour l’Union Européenne. Sa stratégie n’est pas encore très claire, beaucoup d’observateurs se demandent encore ce qu’il veut.”

Débat dans Bonsoir Bruxelles avec Serge Jaumain, professeur d’histoire contemporaine à l’ULB, et Sébastian Santander, professeur de relations internationales à l’ULiège, interrogés par Meryem Laadissi et Fabrice Grosfilley

Au delà du dialogue, l’Union Européenne peut enclencher à son tour des mesures. L’une d’entre elles est le mécanisme anti-coercition. Il constitue l’un des outils clés dont dispose l’Union européenne pour répondre aux pressions économiques ou politiques exercées par des puissances étrangères, y compris les États-Unis de Donald Trump. Pensé comme un instrument de dissuasion, il permet à l’UE de riposter de manière graduée — restrictions commerciales, accès limité aux marchés publics, mesures financières — lorsqu’un État tiers cherche à influencer ses décisions souveraines.

Pour le mener à bien, Bruxelles doit toutefois dépasser les divisions internes. Une unité politique qui sera difficile à trouver selon Sebastian Santander, responsable de l’unité de recherche en Relations internationales de l’Université de Liège: “On a 27 capitales qui pèsent sur l’Union Européenne. Souvent on a une cacophonie. Le mécanisme anti-coercition pourrait être activé, mais on n’a pas pour le moment un consensus.

Voir l’émission en intégralité:

Prioriser le dialogue

Le chancelier allemand a mis en garde lundi contre les menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump en raison de l’opposition de plusieurs pays européens à sa volonté d’annexer le Groenland, affirmant qu’elles nuiront autant aux Américaines qu’aux Européens.

“En règle générale, ce sont ceux dans les pays desquels les importations sont destinées qui paient les droits de douane. Dans ce cas, ce seraient les consommateurs américains qui paieraient les droits de douane, mais ceux-ci nuiraient bien sûr aussi à notre économie, à l’économie européenne et en particulier à l’économie allemande“, a déclaré Friedrich Merz lors d’une conférence de presse à Berlin, disant espérer vouloir éviter “l’escalade”.

Le chancelier a affirmé vouloir rencontrer Donald Trump mercredi à Davos (Suisse). “Nous voulons simplement essayer de résoudre ce problème ensemble et le gouvernement américain sait que nous pourrions également réagir de notre côté“, a-t-il ajouté.

Les dirigeants des 27 pays membres de l’UE doivent se réunir jeudi en sommet extraordinaire à Bruxelles pour préparer une riposte.

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