Caroline Désir (PS): “Je ne suis pas favorable à une régionalisation de l’enseignement”

La cheffe de groupe PS au parlement bruxellois craint qu’une telle piste crée une ‘cocofisation’ de la capitale.

Echevine à Ixelles et cheffe de groupe PS au parlement bruxellois, Caroline Désir a assuré ce midi sur le plateau de l’Interview qu’elle n’était “pas favorable” à une régionalisation de l’enseignement. Selon elle, il s’agirait “d’une ‘cocofisation’ de la capitale alors que l’institution n’a pas de capacités fiscales propres. La priorité est la qualité de l’enseignement. Mais il faut aussi garder à l’esprit que Bruxelles a de nombreuses spécificités. Elle a notamment subi un boom démographique et est une terre d’accueil de l’immigration“, a-t-elle expliqué.

Elle dément que Bruxelles soit la mal-aimée de la Fédération Wallonie-Bruxelles et assure que le pacte d’excellence sera indispensable pour résorber les inégalités que le système scolaire génère actuellement. Selon elle, il permettra un accompagnement au plus près des spécificités de chaque élève.

Alors qu’André Flahaut a souligné la nécessité de l’enseignement de la langue arabe dans les écoles de la Fédaration Wallonie-Bruxelles, suscitant une vive réaction d’Els Ampe (Open VLD), Caroline Désir estime qu’il ne faut pas caricaturer les propos de son tweet. Selon elle, un tel programme existe déjà depuis 20 ans à travers un programme “ouverture aux langues et cultures”.

Sur le dossier du Siamu, la cheffe de groupe PS au parlement bruxellois a assuré qu’elle proposerait ce mercredi Marc-Jean Ghyssels pour présider la commission spéciale qui sera mise en oeuvre pour compléter le travail, après les auditions en commission des Affaires intérieures.

Caroline Désir se réjouit par ailleurs qu’Alain Destexhe ne figure pas sur la liste MR de la commune d’Ixelles. “Il n’est pas non plus dans le collège échevinal et c’est très bien comme ça“, constate-t-elle.

T.D.

 

 

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06 février 2018 - 13h45
Modifié le 06 février 2018 - 13h47