La manifestation autour du président turc Erdogan annulée : Clerfayt demande aux citoyens de « rester chez eux »

Erdogan

La manifestation prévue pour célébrer l’arrivée du président turc Recep Tayyip Erdogan à Bruxelles, annoncée par AKP Belgique pour ce mercredi soir, est finalement annulée. C’est l’organisation belge du parti du président turc qui a confirmé l’information sur les réseaux sociaux, expliquant que cette décision n’était pas due à une interdiction émanant des autorités.

Cette manifestation prévue ce mercredi soir sur la place Stéphanie, devant l’hôtel Steigenberger, avait été annoncée par AKP Belgique sur les réseaux sociaux. La branche belge du parti du président turc avait même introduit une demande de manifestation à la commune de Bruxelles, mais le bourgmestre Yvan Mayeur (PS) n’avait pas répondu favorablement à cette requête. L’organisateur de l’événement, pour sa part, avait plaidé que cette manifestation n’était en rien un rassemblement politique mais un dîner prévu à l’hôtel, « seulement sur invitation ». 400 personnes étaient prévues à ce dîner autour d’Erdogan, expliquait encore le porte-parole d’AKP Belgique à nos confrères de Bruzz. Mais sur la page Facebook, près de 1.000 personnes s’annonçaient pour ce rassemblement.

Finalement, dans la nuit de lundi à mardi, la page d’AKP Belgique a annoncé l’annulation de ce rendez-vous public sur la place Stéphanie, expliquant toutefois que les personnes sont « libres de faire ce qu’elles veulent », si elles souhaitent accueillir Erdogan à Bruxelles. L’organisateur de l’événement explique également que cette décision n’est pas due à une interdiction des autorités, qu’elles soient politiques ou policières.

Dans un communiqué de presse, le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (DéFI) a pour sa part exprimé sa solidarité envers Yvan Mayeur, et recommande aux citoyens souhaitant voir le président Erdogan de… rester à la maison. « La police de la zone reste vigilante et nous recommandons très clairement à nos habitants de rester bien calmement chez eux et de ne pas rajouter un problème de sécurité supplémentaire à une police qui est déjà très fortement sollicitée », explique-t-il. (Gr.I., photo Belga)