Crise politique: DéFI met le survol de Bruxelles sur la table et n’exclut pas d’avoir la main avec Ecolo

DeFI chairman Olivier Maingain delivers a speech at the new year's wishes of French-speaking party Defi in Louvain-La-Neuve, Sunday 22 January 2017. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Le président de DéFI Olivier Maingain a mis mardi soir le dossier du survol de Bruxelles dans le panier d’éventuelles discussions avec le MR si les réformateurs voulaient monter au gouvernement bruxellois. Il n’a pas exclu que DéFI ait la main avec Ecolo pour faire avancer les pourparlers.

Dans le dossier du survol aérien de Bruxelles, « le MR n’est nulle part, il n’a rien obtenu au fédéral », dit constater M. Maingain, interrogé sur le plateau de RTL-TVi. « S’il veut parler avec nous pour Bruxelles, il faut qu’il fasse fameusement bouger le dossier du scandale du survol abusif de Bruxelles », a-t-il ajouté. L’exclusive portée par le cdH contre le PS a rendu le MR incontournable pour la constitution de majorités en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, mais pas à Bruxelles, où c’est DéFI qui endosse plutôt le rôle de parti-pivot. Interrogé aux côtés de la co-présidente d’Ecolo Zakia Khattabi, Olivier Maingain a ajouté que sa formation et les Verts étaient « deux partis très éloignés des scandales et des affaires » et qu’ils apportaient « fraîcheur et renouveau. » « Si on veut donner le signal profond d’un changement, il est peut-être temps que ceux qui ont fait preuve d’une certaine intégrité et d’une déontologie volontaire puissent avoir réellement la main », a-t-il lancé. Mme Khattabi a pour sa part répété qu’elle ne faisait pas de la gouvernance une question de gouvernement ni de casting ministériel. Son parti présentera ses propositions mercredi. (Belga)

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20 juin 2017 - 20h08