Historique

De l’hebdomadaire télévisé à l’info multimédia sept jours sur sept

C’est en 1985 qu’une équipe de passionnés fonde Télé Bruxelles, qui deviendra trente ans plus tard BX1. Elle se compose de personnalités comme Henri Ingberg et Georges Désir, ainsi que le premier directeur de la chaîne, Michel Jocquet. Ils veulent doter les francophones de la capitale d’un média moderne et puissant, capable d’incarner la future Région de Bruxelles-Capitale.

Les premières émissions de la télévision régionale sont produites sous le toit d’une maison particulière de la rue Lesbroussart à Ixelles. Les conditions sont précaires, “héroïques” selon certains. Le programme est d’abord hebdomadaire et diffusé via la RTBF. C’est le temps de la “télé communautaire” qui se soucie plus d’être le reflet de son public que de se frotter aux grandes chaînes traditionnelles. Même si le professionnalisme s’est depuis affirmé, cette volonté de proximité avec les Bruxellois reste vive.

En 1988, Télé Bruxelles s’installe avenue Louise. Avec un journal quotidien en direct du lundi au vendredi et le développement d’une vraie grille de programmes, la chaîne s’envole. Elle devient rapidement une référence dans son créneau. Les émissions se diversifient, s’intéressent au folklore et à l’identité bruxelloise, avec un souci très marqué pour la culture en général. La chaîne est présente sur tous les fronts de l’actualité bruxelloise, et devient le lieu par excellence du débat politique régional.

Le déménagement suivant la mène au cœur d’un site industriel réaffecté en 1995 à Molenbeek-Saint-Jean. Débute alors une période de développement de grandes émissions de divertissement, comme le jeu culte « Les infiltrés ». En s’ouvrant vers l’extérieur, Télé Bruxelles s’affirme comme chaîne de la capitale de l’Europe. La couverture de l’actualité est renforcée par un journal le dimanche, davantage de sports, et un talk show unique en son genre enregistré dans un tram. La structure s’est développée, professionnalisée, et une soixantaine de personnes font vivre la chaîne.

Télé Bruxelles a toujours cherché à se développer sur d’autres médias que la télévision, s’intéressant particulièrement à la radio. Dès 2004, elle noue un partenariat rédactionnel étroit avec la radio bruxelloise BXL créée par RTL Group, dont la matinale sera diffusée en télévision. En février 2007, elle s’associe avec le décrochage bruxellois de la radio Vivacité (RTBF), comprenant une collaboration journalistique et la diffusion de la tranche bruxelloise. Enfin depuis le 9 mai 2017, c’est La Première dont la matinale est diffusée sur BX1.

Télé Bruxelles a en effet changé de nom au profit de BX1 le 29 janvier 2016. Ce changement répondait à une volonté de modernisation, et surtout celle de faire passer le message qu’elle ne se définit plus seulement comme une télévision, mais comme une plateforme de contenus médiatiques diffusés tous azimuts : sur bx1.be, vivreici.be, les applications pour mobiles, les réseaux sociaux, la chaîne YouTube, etc. Tout le travail de la télévision trouve une expression sur le web, mais depuis 2017 une véritable rédaction web a été créée.

Ainsi aujourd’hui, BX1 s’inscrit dans un monde où la diffusion d’information n’est plus réservée aux seuls professionnels, mais ils continueront à y jouer un rôle déterminant par leur indépendance, leur souci de l’intérêt général, et leur crédibilité. L’évolution technologique ramène BX1 à ses fondamentaux : la proximité, l’interactivité, l’accueil des expressions propres des Bruxellois.

L’actualité reste le fer de lance: toutes les informations sont diffusées web first, et en télévision BX1 produit deux journaux par jour du lundi au vendredi, un par jour le week-end, des éditions spéciales chaque fois que l’actualité l’exige, et en proposant par ailleurs des programmes d’information très diversifiés. Le volume de production propre en télévision (c’est-à-dire de programmes entièrement produits par BX1, à l’exclusion des autres parts de coproduction, échanges et achats de programme) en première diffusion n’a cessé d’augmenter ces dernières années, passant de 324 heures en 2011 à plus de 562 en 2016. Cette évolution constante est notamment le résultat de la recherche de recettes nouvelles et de l’augmentation de productivité, sans sacrifice de la qualité des programmes.

Dès l’origine, le média de service public bruxellois a dû lutter pour sa diffusion, dans un contexte institutionnel complexe et souvent défavorable. Il aura fallu trois ans à Télé Bruxelles pour obtenir en 1988 un canal de diffusion propre qui lui permette de toucher la région bruxelloise et la plupart des communes de la périphérie. En 1993, les autorités régionales flamandes interdisent sa diffusion sur le câble en territoire flamand, et c’est la Communauté Française qui ouvrira alors sa diffusion par voie hertzienne. En 2011, par le biais d’un accord avec la RTBF, cette diffusion fera de la télévision bruxelloise la première chaîne régionale diffusée en numérique hertzien (TNT). La dernière barrière au rayonnement de BX1 tombera enfin en 2016, avec la diffusion en Wallonie sur la plateforme Proximus TV.

Plus bruxelloise que jamais, mais rayonnant désormais bien au-delà des frontières de la Région de Bruxelles Capitale, BX1 est un acteur majeur de la dynamique régionale, aux côtés des habitants qui bougent, créent et espèrent.

 

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