Environ 300 personnes mobilisées devant le piquet de grève de Kone à Woluwe-St-Lambert

Les syndicats du métal ont répondu à l’appel des techniciens de l’entreprise de maintenance d’ascenseurs Kone, en se rendant jeudi au piquet tenu devant le siège de l’entreprise à Woluwe-Saint-Lambert. Près de 300 personnes étaient rassemblées au plus fort du mouvement, entre 10h00 et 12h00, selon l’estimation des organisations syndicales.

La direction de Kone Belgium a soumis le 1er juillet une demande de résiliation du contrat d’un technicien, également délégué syndical, au tribunal du travail. Une première audience a eu lieu mardi matin à Bruges. Le travailleur a été licencié pour non port de la casquette renforcée de sécurité, et ce malgré plusieurs demandes de se plier à cette consigne. Plusieurs techniciens de l’entreprise sont en grève depuis la semaine dernière.

Le mouvement, qui en est à son 8e jour, est d’ailleurs amené à se poursuivre. Un appel à se rassembler devant le siège de la société avait été lancé pour ce jeudi. Plus de 300 personnes y ont répondu au plus fort de la mobilisation. Plusieurs discours ont été prononcés, notamment par Miranda Ulens, la secrétaire générale de la FGTB. Elle a entre autres relevé que les attaques contre les représentants syndicaux sont assez courantes à l’approche des élections sociales et que la solidarité peut amener les employeurs à faire marche arrière. Des élections sociales auront en effet lieu en mai 2020 mais des procédures seront déjà initiées en décembre. Des délégations d’entreprises comme Audi étaient également présentes, de même que des centrales professionnelles de la CGSP ou du Setca. Grégory Dascotte, permanent syndical MWB-FGTB, a expliqué que les délégués syndicaux sont moins protégés que dans d’autres pays et que les dirigeants n’ont pas l’obligation de reprendre le travailleur dans l’entreprise s’ils perdent en justice. “La mobilisation d’aujourd’hui a remotivé les travailleurs de chez Kone“, a-t-il souligné.

La direction de Kone déplore, quant à elle, ces actions étant donné qu’il s’agit, selon elle, d’un comportement individuel qui est en cause et qu’elles portent atteinte à la paix sociale. Elle se dit cependant toujours ouverte au dialogue avec les partenaires sociaux.

Belga

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11 juillet 2019 - 16h14