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L’humeur de Vanessa Lhuillier – Lutter encore et toujours pour l’égalité

Nous sommes le 9 mars, le lendemain de la journée internationale des droits des femmes. Un peu partout dans les capitales européennes, les femmes, les jeunes filles, les fillettes et aussi des hommes sont descendus dans les rues pour montrer leur soutien à un peu plus de la moitié de la population mondiale. A Bruxelles, elles et ils étaient 15.000 selon les organisateurs, 8.500 selon la police. Un nombre important, certainement dû en partie au beau temps, on ne se leurre pas. Alors certains diront, mais pourquoi encore manifester pour le droit des femmes ? On n’est quand même pas en Iran ou en Afghanistan. Certes, et heureusement j’ai envie de vous dire, parce que là, que cela soit pour le droit des femmes ou un autre sujet, on risquerait notre vie pour clamer nos opinions dans la rue. Mais n’en déplaise à certains hommes, pas tous évidemment, mais beaucoup quand même, l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas encore acquise en Belgique. Les différences persistent. Elles sont parfois ténues comme la parité au sein du gouvernement bruxellois. Elle existe, mais si on regarde de plus près, vous verrez que les femmes sont surtout des secrétaires d’État. Seule Elke Van den Brandt dispose du statut de ministre.

Et parfois, les différences sont plus grandes, comme celle du montant de la pension. Les femmes perçoivent en moyenne 25% de moins une fois à la retraite que les hommes. En cause, un temps de travail parfois partiel, l’arrêt de l’activité professionnelle rémunérée pour s’occuper des enfants ou d’un proche malade, des secteurs d’activité moins rémunérateurs, etc. Pour les nouveaux retraités, c’est une différence mensuelle de 500 euros bruts, de quoi plonger les femmes dans des difficultés financières, elles qui sont déjà aussi plus touchées que les hommes. Alors l’Arizona prévoit enfin quelques mesures pour corriger ces inégalités, mais, selon les économistes, l’écart serait toujours existant en 2050 même s’il ne sera plus que de 10%. 10%, c’est toujours trop. Alors, oui, il est encore important de défendre haut et fort le droit des femmes, le 8 mars, mais aussi tous les autres jours de l’année.

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