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Violences policières sur des migrants: sept informations judiciaires ouvertes à Bruxelles

Opérations de police au Parc Maximilien et à la gare de Bruxelles-Nord : 11 interpellations - BX1

Concernant les violences policières sur des migrants, 7 informations judiciaires sont pour l’instant ouvertes au niveau du Parquet de Bruxelles, a indiqué mercredi Denis Goeman, porte-parole du Parquet de Bruxelles.

Les dossiers peuvent concerner des violences physiques mais aussi des vols ou des abus divers. Etant donné qu’il est difficile d’établir l’âge et l’identité exacte des victimes et des témoins, cela peut concerner autant de majeurs que de mineurs.

Des contacts ont été établis entre le chef de corps de la police de Bruxelles-Nord et le Parquet de Bruxelles pour faciliter le dépôt de plaintes.

Une enquête de Médecins du Monde, publiée mardi, a mis en évidence qu’1 migrant sur 4, selon l’association, est confronté à des violences policières en Belgique. Il est question de violence physique comme des coups de poing, de pieds et de matraque, mais aussi de fouilles à nu forcées et arbitraires, de racket, d’humiliation et de chantage pour l’obtention d’empreintes digitales, ainsi que de la saisie d’objets personnels. Presque 1 témoin sur 3 (27,5%) était mineur au moment de l’interview. 50% d’entre eux déclarent avoir été violemment battus ou mordus par des chiens policiers lors de contrôles ou d’arrestations. Le rapport se base sur le témoignage de 440 personnes lors de leur visite du Hub humanitaire.

Le Comité P a lui classé le dossier sur la destruction des effets personnels au Parc Maximilien, considérant la motivation faisant état d’un risque de contamination en 2017 et l’introduction d’une consigne spécifique dans les missions des policiers et le respect de celle-ci en 2018.

La police fédérale attend l’enquête du Comité P

La police fédérale indique mercredi avoir pris connaissance de l’enquête effectuée par Médecins du Monde. “Il est difficile de réagir dès à présent car nous manquons d’éléments concrets. Nous espérons que l’enquête du Comité P amènera plus de clarté“, précise Sarah Frederickx, porte-parole de la police fédérale.

On fait mention de la police, mais de laquelle s’agit-il? De la police fédérale ou d’une police locale? Il est difficile de vérifier les faits et de juger s’il s’agit d’actes inacceptables“, poursuit la porte-parole.

Sarah Frederickx souligne le fait que le Comité P mène en ce moment une enquête à propos de violences contre les migrants de transit et on en attend les résultats. “Nous allons voir ce que donne cette enquête et si nous pouvons agir sur cette base“, dit encore Mme Frederickx.

Belga