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Skeyes : la direction annonce un accord social, le syndicat ACV-Transcom ne le soutient pas

Un accord social a été conclu vendredi entre syndicats et direction de Skeyes, annonce cette dernière à l’issue d’une réunion de la commission paritaire. L’ACV-Transcom, principal syndicat au sein de l’entreprise chargée du contrôle aérien en Belgique, ne soutient toutefois pas le texte, indique Kurt Callaerts. Les tensions sociales et fermetures provisoires de l’espace aérien pourraient donc encore se poursuivre.

L’accord signé définit, entre autres, le travail et les services de nuit à CANAC, le centre de contrôle du trafic aérien à Steenokkerzeel, ainsi que dans les tours. Il répond aux préoccupations exprimées en matière d’organisation du travail et prévoit l’instauration de mécanismes pour garantir la continuité du service, détaille la direction.

Un dispositif de stand-by sera ainsi mis en place pour les services de nuit, forts touchés ces dernières semaines, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. L’accord a obtenu deux tiers des voix, précise l’entreprise, dont les représentants autour de la table de la commission paritaire ont voté oui, tout comme les deux syndicalistes socialistes de l’ACOD.

L’ACV-Transcom, pendant flamand de la CSC-Transcom et principal syndicat au sein de Skeyes, n’a toutefois pas soutenu ce texte, indique Kurt Callaerts. Tout comme le représentant des libéraux du VSOA. Selon ces deux syndicats, les propositions qui se trouvent sur la table ne solutionnent pas les problèmes de charge du travail et de l’équilibre entre vies privée et professionnelle chez Skeyes, l’entreprise chargée du contrôle aérien en Belgique. Les deux organisations vont maintenant prendre le temps de consulter leurs affiliés.

“Problèmes pour la sécurité”

“Il y a beaucoup trop de problèmes qui n’ont pas été résolus ou qui ne sont pas clairs, et cela dans un environnement très critique pour la sécurité”, résume l’ACV-Transcom. “Il n’y a pas de garanties d’un repos suffisant et de plages de récupération. On ne tient pas compte d’un juste équilibre entre vies privée et professionnelles. Seule la continuité est la priorité, au détriment de la sécurité des travailleurs et du trafic aérien”, déplore le syndicat chrétien. Le son de cloche est le même au sein du VSOA.

“Il n’y a pas de solution à la charge de travail ou à l’équilibre entre travail et vie privée”, abonde Lennert Mervilde. Il estime aussi les garanties insuffisantes quant à la résolution du manque de personnel afin d’éviter des restrictions ou des fermetures de l’espace aérien.

On ignore encore ce qu’il se passera dans les jours à venir et si l’espace aérien sera encore ponctuellement fermé. “Nous supposons que tout le monde respectera l’accord conclu“, espère-t-on chez Skeyes.

Belga

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10 mai 2019 - 14h33
Modifié le 10 mai 2019 - 15h32