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Masque, événements, baromètre de l’épidémie : voici les annonces du Conseil National de Sécurité de ce mercredi

Un nouveau Conseil National de Sécurité a eu lieu ce mercredi. Au terme de celui-ci, la Première ministre Sophie Wilmès a annoncé de nouvelles mesures.

Sophie Wilmès a rappelé les règles d’or “dont le respect reste essentiel“, “c’est le pilier de notre futur” : se laver régulièrement les mains, privilégier les activités en extérieur, protéger les personnes fragiles, garder les distances d’1.5m et porter le masque et limiter les contacts sociaux rapprochés.

La règle des 10 personnes maximum au même endroit persiste. “Les experts conseillent à chacun de ne pas avoir de contacts rapprochés avec plus de 5 personnes par mois. Des personnes avec qui ont est très proche, sans respecter les distances de sécurité. C’est un choix individuel“, ajoute-t-elle, “Voyez qui vous voulez, en respectant les distances et en portant un masque, mais limitez les contacts rapprochés“.

Port du masque

Dès le 1er octobre, le masque ne sera plus obligatoire en extérieur, sauf dans les lieux très fréquentés, qui seront déterminés par les autorités locales. Le masque reste obligatoire dans les lieux couverts déterminés, qu’il y ait foule ou non.

Événements

Pour les événements, une différence est marquée entre les événements privés (limités à 10 personnes, enfants non compris), y compris ceux en rue. Les événements organisés de manière professionnelle (mariage, réception, etc), doivent suivre les règles de l’horeca : il n’y a pas de limite en matière de nombre d’invités au maximum, cela dépend de la capacité des lieux, avec des protocoles à respecter à la lettre. Les soirées dansantes ne sont toujours pas permises.

Pour les événements avec du public, la règle reste la même : 200 personnes en intérieur, 400 en extérieur, sauf exceptions.

Un baromètre de l’épidémie

Les experts du Celeval travaillent à un baromètre de l’épidémie, qui sera bientôt implémenté dans le pays, aux différents niveaux, mais qui doit encore être affiné. Il fonctionnera avec des paliers : si la situation s’aggrave, au plus des mesures devront être prises. Ce baromètre deviendra la référence lors des conférences du Centre de crise. Pour déterminer le niveau de ce baromètre, il se basera principalement sur l’évolution des hospitalisations, afin de garantir qu’il n’y ait pas de saturation. “Contrairement à d’autres indicateurs, c’est un indicateur incontesté qui permet d’analyser la situation“, indique Sophie Wilmès.

Adaptations médicales

De nouveaux points de dépistage vont voir le jour, pour augmenter la capacité de testing, et la capacité des centres existants augmentera également. Un call-center sera créé pour concentrer toutes les demandes et soulager les médecins généralistes. Une plateforme de rendez-vous sera mise en place pour dispatcher les demandes entre les centres disponibles. La charge administrative des médecins sera allégée via des codes et des systèmes. La rapidité de la communication des résultats des tests auprès des patients sera aussi augmentée.

Durée de quarantaine

La durée de la quarantaine est revue à la baisse : elle sera désormais de sept jours, à partir du 1er octobre. “Si vous avez des symptômes, vous contacter votre médecin, qui vous place en isolement pendant 7 jours. Vous vous faites tester le plus vite possible : si vous êtes positif, vous restez en quarantaine ; si vous êtes négatif, vous pouvez sortir de quarantaine si votre santé le permet“, explique Sophie Wilmès, “sans symptômes mais après des contacts avec une personne positive, il faut se mettre immédiatement en quarantaine durant 7 jours, à compter du dernier contact (…) Un test unique a lieu au cinquième jour : si vous êtes positif, la quarantaine continue, si vous êtes négatif, vous pouvez en sortie“. Le tout pour éviter des quarantaines inutiles, explique la première ministre.

Zones rouges et oranges

À partir du 25 septembre, se rendre en zone rouge sera fortement déconseillé, mais ne sera plus interdit, afin de s’harmoniser avec les règles européennes. Les zones oranges ne feront plus l’objet d’un testing. Pour les voyageurs revenant de zone rouge, avec un séjour de plus de 48h il faudra observer une quarantaine de sept jours, avec un test au cinquième jour. “Mais ils pourront se soustraire à cette obligation, en remplissant un document d’auto-évaluation, qui après analyse les autorisera spécifiquement à le faire“, ajoute Sophie Wilmès.

 

ArBr – Photo : Belga

■ Reportage de Camille Tang Quynh et Morgane Van Hoobrouck, avec Laurence Paciarelli

■ Plateau de Michel Geyer

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23 septembre 2020 - 14h40
Modifié le 24 septembre 2020 - 09h49