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Le cdH demande une enquête sur la présence d’un élu PTB dans un dépôt de la STIB

Le député bruxellois du cdH Christophe De Beukelaer a demandé mardi l’ouverture d’une enquête interne à la STIB pour déterminer les faits et les responsabilités, ainsi que le cas échéant les mesures disciplinaires, au sujet de l’exploitation, selon lui par des personnes très proches du PTB, du récent mouvement social.

“Il faut appeler un chat un chat. Il y a un problème PTB à la STIB. La tension sociale de cette semaine a été exploitée par quelques personnes très proches du PTB ou fortement influencées”, a-t-il dit en marge de l’une longue séance de la commission de la Mobilité du parlement bruxellois.

Celle-ci était consacrée aux auditions d’acteurs de la mobilité à Bruxelles (STIB, Bruxelles Mobilité, parking.brussels) concernant l’impact de la crise liée à la pandémie de Covid-19. Christophe De Beukelaer dit notamment vouloir vérifier l’information selon laquelle le député PTB Youssef Handichi, qui n’est pas employé de la STIB (ndlr: il l’a été), s’est retrouvé dans les installations de la société interdites d’accès au public, afin d’encourager la grève sauvage. Il a également souhaité savoir si une plainte avait été déposée à ce sujet.

Selon la ministre Elke Van den Brandt (Groen), le député de la formation d’extrême gauche n’était pas dans le dépôt mais juste devant celui-ci, aucun lieu de la STIB n’étant accessible aux externes sans rendez-vous. Mais selon le député cdH, cette réponse ne semble pas correspondre à la réalité, en regard d’une photo qui semble avoir été prise dans un dépôt interdit d’accès au public.

Selon lui, plusieurs sources confirment que le député s’est promené aussi dans d’autres lieux. Pour Christophe De Beukelaer, il est clair que “ces manœuvres ont pour but de déforcer les représentants syndicaux en place et ainsi d’influencer les élections sociales qui auront lieu dans quelques mois”. “Ce qui est triste dans cette histoire, c’est que les chauffeurs se rendent compte maintenant que l’invocation du droit de retrait (ndlr: soutenue sur le plan du principe par le PTB) ne tient pas la route, qu’ils se sont fait instrumentaliser par le PTB sur cette possibilité alors qu’elle ne va pas aboutir, et qu’ils vont donc perdre des jours de paie”, a regretté l’élu du Centre démocrate humaniste. “Il est temps que le gouvernement rappelle à chacun son rôle. Les partis politiques ont leur mot à dire au parlement et au conseil d’administration de la STIB. Ils n’ont pas à saboter la concertation sociale… Toute la lumière doit être faite sur les mécanismes à l’œuvre”, a-t-il conclu.

Belga – Photo: BX1

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19 mai 2020 - 14h32
Modifié le 19 mai 2020 - 15h19