Allocations familiales à Bruxelles: un accord pour Pâques, sinon plus sous cette législature

Le gouvernement bruxellois s’est mis d’accord jeudi pour reprendre les discussions sur le modèle de répartition des allocations familiales et tenter de voir, d’ici Pâques, s’il arrive à se mettre d’accord sur un nouveau dispositif, a-t-on appris à deux sources gouvernementales. Dans le cas contraire, on ne passera pas par une majorité alternative pour y parvenir, a averti le ministre bruxellois des Finances, Guy Vanhengel (Open Vld), interrogé jeudi en fin de journée.

A Bruxelles, l’Open Vld est la première force politique de l’aile flamande de la majorité. Selon M. Vanhengel, la majorité flamande de la Région bruxelloise ne souscrira en tout cas pas à une décision dans ce dossier en passant par une majorité alternative.

Cette menace a été brandie par certains francophones, d’autant qu’Ecolo (opposition) s’est dit prêt à entrer en négociation avec le PS et DéFI (majorité) si ceux-ci ne parviennent pas à se mettre d’accord avec le cdH (majorité). Le centre démocrate Humaniste juge que les principes sur lesquels les deux premiers sont prêts à s’engager sont trop éloignés du modèle adopté en Wallonie.

Je ne veux aucune prise de risque car le modèle actuel fonctionne. A Bruxelles, les allocations sont indispensables pour de nombreuses familles en situation précaire. Je ne veux donc pas que, poussé par une pression venue de l’extérieur, on se précipite vers quelque chose qui constituerait un risque. Il n’y aurait donc rien de déshonorant à dire qu’après examen, on a décidé, sous cette législature-ci, de ne pas opérer de changement“, a affirmé le ministre Vanhengel, interrogé par l’agence Belga.

Mais le dialogue n’est pas rompu entre les ministres bruxellois qui se sont fixé un canevas de travail pour les prochaines semaines. Ceux-ci ont notamment sollicité auprès de deux bureaux d’avocats (un francophone et un néerlandophone) une analyse juridique de l’avis du Conseil d’Etat à propos de la décision wallonne de faire co-exister deux dispositifs (l’actuel et un nouveau pour les enfants qui naîtront à partir de la mise en oeuvre du nouveau modèle).

L’intention est de prendre position dans ce dossier d’ici Pâques. En cas de changement du modèle, celui-ci n’interviendra pas avant 2020.

Belga. 

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25 janvier 2018 - 21h00