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Forest : une cinquantaine de personnes devant la prison pour dénoncer la vie des détenus et de leurs proches

Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce dimanche devant la prison de Forest : il s’agit de la cinquième manifestation hebdomadaire menée par des familles de détenus pour dénoncer leurs conditions difficiles, notamment suite à la pandémie de Covid-19.

Le Collectif de Luttes Anti-Carcérales (CLAC), la Ligue des droits humains, Bruxelles Laïque, l’Observatoire international des prisons et l’association Genepi faisaient partie des mouvements présents ce dimanche après-midi devant la prison de Forest pour une nouvelle manifestation destinée à “revendiquer les droits des détenues et de leurs proches”. Les manifestants, avec des pancartes et des banderoles, demandent notamment le droit aux visites, un traitement humain des détenus et de leurs proches, de nouvelles mesures sanitaires dans les prisons, des libérions immédiates pour contrer le Covid-19, le maintien des aménagements de peine et des concertations avec les détenus par rapport aux décisions les concernant dans la vie de la prison.

Cette manifestation a également permis de remettre sur la table une lettre ouverte co-signée par 80 proches et détenus, et revenant ainsi sur les revendications de ces derniers, notamment autour des aménagements de peines et des recours aux libérations en période de pandémie. Ils dénoncent en effet que tout contact physique reste interdit entre proches et détenus et l’interdiction pour les enfants entre 12 et 16 ans de rendre visite à leur parent en prison.

“L’attitude des syndicats est incompréhensible”

Les syndicats des agents pénitentiaires (CSC-CGSP) ont récemment déposé un nouveau préavis de grève pour protester contre cet « assouplissement des mesures », appelant donc à un retour aux interdictions plus strictes des visites. L’attitude des syndicats est incompréhensible et entraîne des conséquences insoutenables pour les familles”, dénonce encore la Clac par voie de communiqué.

Des précédentes manifestations avaient déjà eu lieu les semaines précédentes devant les prisons de Huy, de Louvain et de Lantin, et également devant le ministère de la Justice et le palais d’Egmont.

Les manifestants dénoncent enfin le fait que des interpellations, contrôles d’identité et verbalisations ont été effectuées par la police fédérale et la brigade UNEUS de Saint-Gilles, malgré une manifestation “pacifiste et dans le respect des mesures sanitaires” qui était en train de se disperser. “Ces verbalisations et ces contrôles sont scandaleux, d’autant plus que l’Etat ignore nos droits depuis des mois et, lorsqu’on se mobilise pour les faire valoir, la police nous réprime“, s’indigne ainsi une organisatrice de la manifestation.

Gr.I. – Photo : La CLAC/Camille Seilles

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21 décembre 2020 - 11h53
Modifié le 21 décembre 2020 - 11h53