Isabelle Pauthier (Ecolo) sur le climat : “C’est maintenant ou jamais qu’il faut changer les processus politiques”

Isabelle Pauthier (Ecolo) passe de l’associatif au politique. L’actuelle directrice de l’ARAU (Atelier de recherche et d’action urbaine) est candidate aux élections de mai 2019. Elle sera 8e sur la liste aux élections régionales à Bruxelles. Elle dévoile sur le plateau de BX1 les raisons qui l’ont poussée à faire ce tournant dans sa carrière.

Ce vendredi, la grève pour le Climat prend une tournure mondiale. De son côté, Isabelle Pauthier (Ecolo) compte également y participer. Son message : “C’est maintenant ou jamais qu’il faut changer les processus de production et les processus politiques”. 

Le climat est d’ailleurs un thème qui a joué un rôle important dans sa décision de se lancer dans la politique. “Pour moi, ça a vraiment été un déclencheur. Je me suis dit, “c’est le moment. Il faut y aller.”

Directrice de l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaine (ARAU), elle a souvent été confrontée au monde politique. “J’ai toujours eu le sentiment de faire de la politique dans mon travail parce que la société civile fait des propositions. Elle analyse les projets de plans, en l’occurrence ceux de la Région. Mais souvent, elle n’est pas entendue ou elle est marginalisée comme d’autres milieux tels que les scientifiques, le monde académique, les administrations,… Elle a des clés. Elle a des propositions. Je pense que maintenant, c’est le moment d’essayer de passer à l’acte, de traduire, de concrétiser, de bousculer les choses au niveau politique”. 

Sur sa page Facebook, Isabelle Pauthier, d’origine française, se définit comme “une Belge d’adoption, une Bruxelloise de convictions et une Molenbeeloise de combat”. Des qualifications qu’elle s’est donnée car son“champs d’action professionnel, c’est la Région, le territorial. Et “Molenbeekoise de combat” car depuis les attentats, cette commune a subi un bashing international”. Elle estime qu'”il y a un combat à mener pour l’universalité des droits, de la reconnaissance pour tous les Bruxellois quels que soient leur origine, leur langue, leur culture… On est tous Bruxellois! C’est aussi ça que je veux porter à travers cette candidature”.

Après avoir passé près de 21 ans au sein de l’ARAU, elle trouve que “le plus dur, c’est de se séparer de ses collègues”.

► Retrouvez L’Interview du lundi au vendredi à 12h45 sur BX1.

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15 mars 2019 - 13h36