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10 ans après les attentats de Bruxelles : “On aurait eu plus de morts si on n’avait pas réagi comme ça et si tant de gens ne s’étaient pas dévoués”

Frédéric Van Leeuw, procureur général de Bruxelles et ancien procureur fédéral (2014-2024), était l’invité de notre édition spéciale pour les dix ans des attentats de Bruxelles. Il est revenu sur l’évolution de la menace terroriste, l’enquête qui a mené à la capture de Salah Abdeslam et sur le déroulé de la journée du 22 mars 2016.

Interrogé par Camille Tang Quynh, Frédéric Van Leeuw a expliqué l’évolution de la menace terroriste : “La menace était différente parce qu’il y a dix ans, on était confronté à un État islamique qui était un véritable État, avec un territoire, un service de renseignements et un service de communication extrêmement performant, avec lequel il a pu toucher beaucoup de nos jeunes via les réseaux sociaux. C’était le Djihad 2.0 comme on l’appelait, qui a expliqué que des centaines de jeunes de chez nous sont partis, ce qui a surpris toutes les autorités. Maintenant, on est plus confrontés à une menace de personnes isolées, ce qui rend les choses un peu moins contrôlables.”

►Lire aussi | EN DIRECT – Dix ans après les attentats du 22 mars, Bruxelles se souvient

Le procureur général est ensuite revenu sur la gestion de crise qui a suivi les premières explosions à l’aéroport. “Je vais vous dire dans ce genre de situation, vous devez prendre des décisions à la minute. Honnêtement, et ça, je tiens à le dire clairement, car le directeur du centre de crise à l’époque l’a payé très cher. Mais si, on avait pris la décision d’arrêter le métro au moment où on aurait pu la prendre, El Bakraoui était déjà dans le métro, il serait sorti du métro et se serait fait sauter sur le quai et il aurait tué tous les gens du métro. On ne sait pas toujours prévoir. S’il y avait eu un kamikaze à l’aéroport de Charleroi, on aurait demandé : pourquoi est-ce-qu’on n’a pas fermé l’aéroport de Charleroi ?”

Bien que le risque zéro n’existe pas, Frédéric Van Leeuw atteste que les procédures ont été améliorées et que la Belgique est mieux protégée contre ce type d’attentat. Il rappelle cependant que la menace est encore présente et elle est attisée par la situation au Moyen-Orient : “Je pense qu’on est aussi dans un cadre de guerre hybride avec d’énormes tensions géopolitiques, avec aussi un terrorisme étatique qui pourrait en tout cas intervenir dans ce genre de faits”

Retrouvez l’intégralité de son intervention dans la vidéo en tête d’article

 

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