L’après-procès des attentats de Bruxelles : la peur de l’oubli des victimes

Les victimes des attentats de Bruxelles craignent de tomber dans l’oubli après le prononcé des peines des coupables.  Une cinquantaine de victimes ont choisi de se rassembler pour exprimer leur désespoir et lancer un nouvel appel à l’aide.

Depuis de nombreuses années, ces victimes se battent pour que l’identification des victimes soit enfin entreprise, pour une reconnaissance digne, une prise en charge adéquate, pour recevoir des informations quant à leurs droits, pour une protection face aux médecins experts malveillants, pour la création d’un fonds de garantie visant à supprimer la multitude d’interlocuteurs auxquels elles doivent faire face, pour la prise en charge des enfants et des premiers intervenants. En réalité, leur seule demande est que la Belgique respecte leurs droits et les traite avec un minimum d’humanitéindique Life4Brussels dans un communiqué.

Gaetan Meuleman, porte-parole de Life4Brussels, dénonce la non-efficacité de l’état belge pour la prise en charge des victimes. “Il y a encore des dossiers aux attentes. Certaines victimes n’étaient pas au courant des possibilités d’aide et la reconnaissance en tant que victime. On a des projet dans la prévention en allant dans les écoles pour prévenir de la radicalisation. Les métiers de premières lignes ont été oubliés, ils n’ont pas de statut, juste parce qu’ils avaient un uniforme. Il  y a un stresse post-traumatique présent qui n’est pas reconnu“.

►Une interview de Gaetan Meuleman, porte-parole de Life4Brussels

Anaïs Corbin