L’Australien Mathias Cormann élu secrétaire général de l’OCDE L’Australien Mathias Cormann élu secrétaire général de l’OCDE

L’Australien Mathias Cormann a été élu secrétaire général de l’OCDE, ont indiqué vendredi des sources proches de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Mathias Cormann, né en Belgique en 1970 et naturalisé australien en 2000, a quitté son poste de ministre des Finances à l’automne dernier. Il a occupé cette place ces sept dernières années sous trois Premiers ministres australiens différents.
Il avait été désigné par Canberra comme candidat au poste de secrétaire général de l’OCDE, alors qu’Angel Gurria, actuellement en charge, ne souhaitait pas exercer un nouveau mandat à la tête de l’organisation regroupant une trentaine de pays, principalement riches.
L’Australien Mathias Cormann a été élu secrétaire général de l’OCDE, ont indiqué vendredi des sources proches de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Mathias Cormann, né en Belgique en 1970 et naturalisé australien en 2000, a été élu “à une courte majorité lors de la réunion des chefs de délégation”, devant la Suédoise Cécilia Malmström, ancienne commissaire européenne au Commerce, ont ajouté ces sources.

Le vote doit être validé formellement par le Conseil, l’organe directeur de l’Organisation de coopération et de développement économiques, lors de sa réunion mardi. Le nouveau secrétaire général est appelé à prendre ses fonctions début juin.

La lutte contre le changement climatique, en particulier au moyen de la fiscalité, sera au cœur de u mandat de M. Cormann, à la tête du “club des riches” – les membres de l’OCDE pèsent 60% du PIB mondial.

L’OCDE, qui compte 37 membres et a fêté ses 60 ans en 2020, a réussi notamment à faire reculer les paradis fiscaux et le secret bancaire, et conduit actuellement les négociations pour réformer la fiscalité des multinationales.

Mathias Cormann n’était pas le favori au départ de cette compétition pour succéder au Mexicain Angel Gurria, qui occupait le poste depuis 15 ans, en raison de positions jugées climato-sceptiques.

Plusieurs ONG de protection de l’environnement avaient dit dans une lettre à l’OCDE leur “grande préoccupation” face à l’Australien, et Greenpeace a dénoncé un “terrible” bilan en matière climatique quand il était ministre.

Mais, selon des sources proches de l’OCDE, il a bénéficié de la volonté de l’organisation héritée du plan Marshall de s’ouvrir vers l’Asie, et a su “donner des gages en matière environnementale”.

De son côté, Cécilia Malmström n’a, selon les même sources, pas réussi à faire l’unanimité, y compris au sein des délégués européens, en raison en particulier de ses positions jugées trop libérales sur le commerce.

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12 mars 2021 - 16h27