La Turquie doit s'engager à contrôler les frontières avec l'Europe et la Syrie

La Turquie doit s’engager à contrôler ses frontières avec l’Europe, mais aussi avec la Syrie, engagement préalable à tout déboursement d’aide financière, a déclaré le Premier ministre belge Charles Michel à son arrivée au sommet réunissant à Bruxelles les leaders européens et turcs. Plusieurs dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre belge Charles Michel, devaient se retrouver avant le sommet pour une réunion de concertation. “Nous devons apporter une réponse forte au gouvernement turc”, a expliqué M. Michel.

Comme après le sommet informel des dirigeants européens il y a deux semaines à La Valette (Malte), Charles Michel a prévenu qu’il ne serait pas question pour la Belgique de “signer un chèque en blanc” à la Turquie, qui doit “prendre des engagements clairs” concernant le contrôle de ses frontières avec l’Europe, mais aussi avec la Syrie.

Il faut un accord qui donne “des perspectives de solutions sur les grands enjeux auxquels nous sommes confrontés, non seulement la question des réfugiés, mais aussi la question de la sécurité en Europe”, a martelé le Premier ministre.