COP 21 : des propositions "réalisables" pour le climat par 40 présidents de partis écologistes

Ecolo et Groen se sont rassemblés virtuellement avec une quarantaine d’autres partis écologistes du monde entier, à deux jours de la conférence internationale sur le climat (COP 21). Dans une déclaration conjointe, les chefs des partis impliqués demandent que le réchauffement climatique soit limité à deux degrés Celsius. Chacun a présenté une proposition “concrète et réalisable” à mettre en œuvre sur son territoire. Quarante présidents de partis écologistes, en passant du Rwanda à la Colombie ou la Mongolie, scandent le même refrain: “Maintenez le réchauffement climatique sous la barre des deux degrés” (Keep it below 2°). Ils espèrent de la sorte attirer l’attention sur le sommet pour le climat et ses défis.

“La COP 21 doit être le sommet de l’action”, a commenté la présidente de Groen Meyrem Almaci, à l’initiative de cette mobilisation. Chaque président de parti a formulé une proposition concrète selon la situation, la géographie, la démographie ou encore “la dette climatique” de son territoire. “Comme d’innombrables citoyens, d’ONG et d’entreprises, c’est maintenant au tour des dirigeants politiques d’assumer leurs responsabilités. Nos propositions sont tenables, ce n’est plus le temps des excuses”, a déclaré Mme Almaci.

Ecolo a souligné qu’en Belgique, les subsides pour l’énergie fossile pesaient quelque 9,5 milliards d’euro, soit six fois plus que les subsides pour les renouvelables. Le parti recommande d’utiliser cette somme pour le financement des énergies renouvelables.

Groen s’est pour sa part concentré sur l’introduction d’un budget lié à la mobilité. “La Belgique est championne du monde pour les subsides des voitures de sociétés. Au moins 4,1 milliards d’euros sont mobilisés pour celles-ci alors que les transports en commun doivent compter sur bien moins” a expliqué Mme Almaci. Le parti veut aussi soutenir l’économie circulaire et lutter contre l’obsolescence programmée.

Les écologistes néerlandais proposent de se concentrer sur l’énergie éolienne, les français sur la fin des subsides à l’énergie nucléaire, les croates contre le forage pétrolier dans la mer adriatique. Plus loin, les écologistes pakistanais plaident pour une gestion équitable de leur terre, les sénégalais pour la fin de l’exploitation illégale des forêts et les marocains pour stopper l’érosion de leurs terres. Les Verts australiens ont élaboré un plan pour réformer leur système énergétique, un des plus polluants au monde, pour qu’il soit à 90% issu des énergies renouvelables d’ici 2030.